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LES RELIGIEUX ET LES RELIGIEUSES ONT CELEBRE LA 53ème JOURNEE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES

Nous sommes membres les uns des autres. Du digital à l'analogique pour une communication plus humaine.

 

Dans le cadre de la célébration de la 53ème Journée Mondiale des Communications Sociales de l'an 2019, le Comité de Coordination des Supérieurs des Communautés Religieuses (CCSCR) en Mairie de Bujumbura a organisé, ce samedi 1er juin, une conférence aux Communautés Religieuses vivant en Mairie de Bujumbura. Cette conférence s'est tenue sur le thème «Nous sommes membres les uns des autres: Des ‟Communities” à la communauté humaine», un thème qui est le titre même du message du Pape François pour cette journée.

 

 

La conférence s'est tenue dans les enceintes de la Paroisse Saint Michel, dans la salle «les Archanges». Pères, Frères et Sœurs s'étaient réunis autour de l'Abbé Dieudonné NIYIBIZI, Directeur du Centre Diocésain de Communication (CEDICOM) qui a animé cette conférence. Ce dernier a indiqué que cette conférence voulait et veut tenter une réflexion sur l'utilisation modéré du digital en vue d'une communication plus humaine. Selon lui, l'importance de la conférence est de raviver fidélité et témoignage de vie plus commune dans l'aujourd'hui de la vie en communauté.

Dans sa présentation, le conférencier, en tant que spécialiste des questions de Communications Sociales, a indiqué que de nos jours, la vie religieuse subit, comme toutes les autres structures et modes de vie humaine, des mutations. Et la vie en communauté est menacée par les Réseaux Sociaux.

L'Abbé Dieudonné a précisé que quand on communique mal, ceci peut devenir source de conflits. Et pour lui, même les communautés des religieux et des religieuses ne sont pas épargnés, car des fois, on rapporte ici et là qu'il y a des consacrés qui n'arrivent pas à surmonter les dangers de l'utilisation des nouvelles technologies d'information et de la communication, ce qui devient nuisible, pas seulement à la vie en communauté, mais curieusement à leur propre vie. Il a donné l'exemple des cas extrêmes rapportés dans les médias de suicide quand les victimes succombent à la tentation d'un analphabétisme affectif sur les réseaux sociaux.

 

Aux débuts de la conférence, il a commencé par expliquer l'essence même de la communication, son étymologie par rapport à la communion de ceux qui vivent en communauté. Il a indiqué que toute communauté devrait se caractériser entre autre par la communication, un moyen de manifester même la vie de communion, car pour réussir la vie en commun on devrait arriver à matérialiser cette vie par la communion des relations, des biens, des services et des émotions.

Pour l'Abbé Dieudonné, il est regrettable de retrouver des religieux et de religieuses qui ne se parlent pas, qui se refusent la communication, ou qui se parlent mal en communauté car l'environnement est fermé. Se retrouvant enfermés, ils se sentent subir une pression communautaire et s'ouvrent au monde extérieur ou se trouve d'autres mécanismes déloyaux de se faire écouter ou de refoulement. En conséquence, certains membres qui n'arrivent pas à supporter commencent à se considérer comme des ennemis jusqu'à se vouloir du mal. Il a ajouté que les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) sont en train d'aggraver la situation en changeant les relations intra et interpersonnelles. Pour lui, la notion de «Groupes sur les réseaux sociaux», comme les groupes WhatsApp, les groupes Facebook constitue de plus en plus un danger en ce que ces derniers développent plutôt des communautés virtuelles au détriment des communautés réelles. «Le virtuel prend le dessus sur la rencontre», s'indigne le prêtre. Pour lui, ce qui est pire, est qu'on s'enferme dans ces groupes, et qu'on se refuse l'intrusion, alors que le Pape prône plutôt le renforcement des communautés, l'essence même de l'Église: «Des "communities" à la communauté, c'est-à-dire revenir des communautés virtuelles (groupes WhatsApp ou Facebook) à la communauté réelle.

 

Après la présentation, il y a eu un moment d'échange sur le thème du jour. Le contenu des interventions laissait constater que le souci de faire comprendre les limites dans l'exploitation des réseaux sociaux n'était pas clair. Ce fut le cas d'une sœur qui a dit que dans le groupe qu'elles ont créé pour leur congrégation, elle ne trouve pas le bien-fondé de l'ouvrir aux personnes externes. Le conférencier a reconnu l'importance des technologies de l'information et de la communication et des réseaux sociaux, craignant en même temps les dangers de leurs abus dans l'utilisation. D'où il a donné quelques modes pratiques qui pourraient aider à l'utilisation modérée de ces outils, entre autres de faire des pauses digitales en se déconnectant de temps en temps pour retrouver en personnes ses compagnons de vie, car ça renforce les relations.

 

À la fin de la conférence, nous avons contacté l'une des bénéficiaires de l'enseignement pour savoir comment elle appréciait cette conférence. Sœur Agathe NZEYIMANA, une Sœur de la congrégation des Sœurs «Bene Mariya» nous a confié: «Il est vrai que de fois il nous est difficile de communiquer à l'autre sans faire recours aux technologies d'information et de communication, car parfois la contrainte de distance nous est un entrave. Mais, par cet enseignement, nous avons compris que la dimension de savoir modérer ces technologies est aussi nécessaire».

 

La sœur a indiqué qu'elle aura retenu qu'on peut aussi évangéliser à travers ces technologies, mais qu'elle devra se souvenir de toujours rester attachée à ses consœurs de la communauté en leur donnant aussi du temps qu'il leur faut.

Signalons qu'une conférence pareille était aussi prévue le lendemain, mais cette fois-ci avec une autre équipe, les professionnels des médias œuvrant sur le territoire de l'archidiocèse de Bujumbura. Nous vous promettons également de vous reporter sur le fait, car comme dit le Pape François, «Nous sommes membres les uns des autres», nous avons donc ce devoir social de partager tout, comme membres d'une même Église tissée par notre communion entre nous et où chacun adhère au Christ, constituant un seul corps.


Michel NIBITANGA, CEDICOM

 

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