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Communiqué de la CECAB qui clôture l’Assemblée Plénière de décembre 2015

assemble finLes Evêques membres de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi, CECAB, se sont réunis en leur Assemblée Plénière Ordinaire, du 9 au 11 décembre 2015, au Grand Séminaire Jean-Paul II de Gitega, au lendemain de l’ouverture solennelle de l’Année Sainte Extraordinaire de la Miséricorde qui a eu lieu au sanctuaire marial de Mugera. A l’issue de cette Assemblée, le Président de la Conférence, S.E. Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, a lu un communiqué en langue nationale sur les ondes de Radio Maria Burundi où il a présenté les points que les Evêques ont traités.

Dans ce communiqué, le Président de la Conférence précise que les Evêques ont échangé sur les nouvelles des diocèses, l’attitude de l’Eglise face à la situation qui prévaut dans le pays, les initiatives pastorales à faire au cours de l’Année Sainte Extraordinaire de la Miséricorde et les informations relatives au dernier Synode sur la famille. Il était également prévu d’analyser la Réforme du procès canonique sur les causes de nullité du mariage mais ce point a été reporté à cause du manque de temps.

En considérant la situation qui prévaut dans leurs diocèses respectifs, les Evêques constatent qu’il y a des points qui préoccupent l’Eglise. En effet, affirme le communiqué, la réalité est qu’il y a dans le pays des gens qui ont pris l’option pour la guerre. Cela se manifeste surtout dans la Ville de Bujumbura où, à la veille de la clôture de l’Assemblée, les Evêques ont appris avec consternation que des massacres avaient de nouveau repris. A ce sujet, les Evêques rappellent que l’Eglise a toujours condamné la voie de la violence puisque selon elle, les problèmes ne peuvent jamais être résolus par la guerre. L’unique voie que l’Eglise a toujours encouragée est celle d’un dialogue franc et sincère entre tous les protagonistes car, dans la situation actuelle du Burundi, le dialogue qu’il faut est celui entre ceux qui sont en conflits, étant donné que ce sont ces conflits qui font que le pays continue à s’enfoncer dans une crise sans précédent. L’Eglise reste sur cette position tout en collaborant avec les institutions mises en place. Les Evêques en profitent pour adresser des condoléances à tous ceux qui continuent à perdre les leurs dans ces conflits et c’est regrettable. Ils prient pour que le Seigneur les accueille dans son Royaume.

Un deuxième point qui préoccupe les Evêques est la pauvreté qui menace la population suite aux changements climatiques. Pour certaines régions, des pluies diluviennes ont détruit les cultures, pour d’autres, c’est la sécheresse qui menace. Cette pauvreté est aussi causée par l’insécurité persistante dans la Ville de Bujumbura qui fait que la plupart des services se font au ralenti ainsi que par la montée des prix sur le marché. Les mesures intempestives qui sont prises en matière financière montrent que le pays s’enfonce dans la crise du fait même que les aides qui devraient soutenir le pays ne viennent plus. Les Evêques lancent un appel à tous les concernés de voir ce qu’il faudrait faire dans l’immédiat pour lever tous les obstacles qui empêchent le pays de sortir de l’impasse, afin qu’il puisse se redresser et que la population retrouve le souffle.

Un troisième point préoccupant pour les Evêques, est la question des réfugiés. Même si l’effectif de ceux qui fuient le pays a diminué, cette question préoccupe beaucoup l’Eglise. Selon les Evêques, il est urgent que la situation socio-politique s’améliore et que ceux qui sont en conflits parviennent à trouver ensemble une solution qui puisse arrêter la crise qui s’est installée et ainsi créer un environnement sain qui favorise le retour des réfugiés car, affirme le communiqué, il n’y a pas de bonheur pour celui qui est en exil.

Les Evêques expriment également leur préoccupation face à un manque criant d’enseignants dans les écoles. Certains enseignants ont fui le pays, d’autres sont en chômage parce que le pays n’a pas de moyens pour engager les nouveaux. Les Evêques se posent la question sur l’avenir des écoles. Ils craignent de voir dans l’avenir, des gens qui se croiront avoir étudié, alors qu’en réalité ils seront dépourvus d’une formation et d’une culture nécessaire.

En ce qui concerne l’attitude que l’Eglise doit adopter face à la situation qui prévaut dans le pays, les Evêques ont rappelé ce qu’ils ont déjà dit dans les derniers messages et estiment qu’il est utile de les approfondir. Ils ont également pris la décision de rencontrer chaque catégorie de fidèles pour lui rappeler son attitude propre, que ce soit pour les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs. Ils rappellent aussi l’obligation de respecter les normes liturgiques dans la célébration des sacrements afin de ne pas désorienter les fidèles. A ce sujet, ils désapprouvent la pratique de certains prêtres qui laissent des gens prononcer des discours au cours de la messe et dans les églises alors que cela n’est pas conforme aux normes liturgiques.

Quant à la célébration de l’Année du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, les Evêques ont analysé le calendrier prévu au niveau de l’Eglise Universelle et s’y sont référés pour établir le calendrier à suivre pour l’Eglise du Burundi. Vu que la plupart des événements seront célébrés au niveau diocésain, chaque Evêque aura à informer ses fidèles sur les initiatives pastorales proposées. La clôture de cette année jubilaire au niveau national sera faite au sanctuaire marial de Gikungu (Mont Sion) dans l’Archidiocèse de Bujumbura, le 20 novembre 2016.

Pour ce qui est du Synode des Evêques sur la famille, le Président de la Conférence, S.E. Mgr Gervais Banshimiyubusa, qui avait représenté l’Eglise du Burundi, a partagé aux autres Evêques l’essentiel de ce Synode. Il a aussi informé ses collègues de la Réforme du procès canonique sur les causes de nullité du mariage et de la décision du Pape François de créer un dicastère chargé de la Famille et de laïcs. Les Evêques reconnaissent qu’à la lumière de ce synode, l’Eglise du Burundi aura à revoir sa pastorale familiale de manière à ce que les divorcés ne se sentent plus exclus de l’Eglise mais plutôt comme des membres de l’Eglise, qui se sentent accompagnés et aimés.

Le Président de la Conférence conclut le communiqué en souhaitant à tout le peuple burundais un joyeux Noel et une heureuse Année 2016. [Cliquer ici pour le texte original du communiqué].

Abbé Lambert Niciteretse

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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