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Communiqué de la CECAB concernant le Projet de Constitution et le Référendum y relatif

Alors que s’ouvre la campagne du référendum constitutionnel depuis le 1er mai 2018, la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi a publié un communiqué dans lequel les Evêques exhortent le peuple burundais à sauvegarder l’unité  et la paix. C’est dans le cadre d’accomplir leur mission de promouvoir l’union du genre humain avec Dieu ainsi que l’unité, la concorde et la paix entre les hommes eux-mêmes, que les Evêques ont publié ce communiqué.
Les Evêques reconnaissent que le processus démocratique dans lequel se trouve le pays est mis à l’épreuve depuis 2015. Ce qui fait qu’un sursaut de conscience s’impose pour que tous les Burundais  reprennent à donner la priorité au bien de leur pays.  Ils rappellent les divisions qui ont suivi entre ceux qui sont au pouvoir et les opposants et jusqu’à ce jour,  constatent les Evêques, aucune solution  n’a été trouvée à ce problème puisque les efforts de dialogue qui devraient les rapprocher n’ont pas abouti tous, et c’est dommage car on sait bien que, souvent, la concorde ou la division de la population dépend de la classe politique.  Ils regrettent que ceux qui sont encore en exil n’aient pas la possibilité de s’exprimer sur le Projet de Constitution.
Mise à part la problématique des réfugiés, poursuit le communiqué, beaucoup de citoyens aujourd’hui, même s’ils ne le disent pas tout haut, vivent dans la peur, à tel point que les gens n’osent pas dire ouvertement ce qu’ils pensent par crainte de représailles. Cette peur est causée souvent par le langage, l’attitude et le comportement de certains Burundais qui usent de la violence ou abusent de l’autorité qu’ils détiennent pour opprimer la  liberté d’expression et d’opinion de  leurs adversaires politiques.
Dans le communiqué, les Evêques ne manquent pas d’exprimer leurs inquiétudes en rapport avec l’amendement de la Constitution dans le contexte actuel : « De fait, il y a lieu de se demander si les dispositions de l’article 299 de la Constitution qui nous régit actuellement, ont été considérées et suffisamment prises en compte. Cet article stipule principalement qu’aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais ou à la réconciliation. Selon ce que nous constatons, au lieu d’unir les Burundais, le travail qui a été fait et le Projet de Constitution qui en est issu,  semblent avoir exacerbé les désaccords.  A notre avis, comme nous l’avons déjà exprimé, le moment n’était pas opportun  pour amender la Constitution de manière profonde ».
Les choses étant ce qu’elles sont, il ne reste plus qu’à souhaiter que le référendum se fasse dans la paix et dans la liberté et que, sans pression aucune, les Burundais votent librement « OUI » ou « NON ».
En concluant le communiqué, les Evêques exhortent les Burundais à ne pas céder à la panique : « Les élections passent et la vie continue. Quels que seront les résultats, si le  "OUI" remporte, nous serons régis par la nouvelle Constitution, si le "NON" remporte, nous garderons celle qui nous régit actuellement. Ce qui importe c’est que les Burundais restent unis, qu’ils se soucient de sauvegarder la paix et qu’ils cherchent à faire progresser la démocratie ».
Signalons que ce référendum  est prévu le 17 mai 2018.
Télécharger le Communiqué en français et son original en kirundi.
Abbé Lambert Niciteretse

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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