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Evénements et Nouvelles

Calendrier des ordinations sacerdotales et diaconales pour les mois de juillet et d’août

 

Dans l’Eglise du Burundi, les mois de juillet et d’août sont des mois de la moisson.  C’est pendant cette période que se déroulent les fêtes d’ordinations sacerdotales et diaconales.  C’est aussi une période de joie au sein des Congrégations religieuses parce que pour la plupart, leurs membres font les professions religieuses.

 Ceux qui reçoivent les ordres proviennent des deux Grands Séminaires de Théologie : le Grand Séminaire Saint Jean- Paul II de Gitega et le Grand Séminaire St Charles Lwanga de Kiryama.

 Au cours de l’Assemblée Plénière de la CECAB  qui s’est tenue au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega, du 05 au 08 juin 2018, les Evêques ont annoncé officiellement le calendrier des ordinations sacerdotales et diaconales dans leurs Diocèses respectifs.

 

Voici les dates officielles

 

Date d’ordination

Diocèse

Lieu d’ordination

14 juillet 2018

Bujumbura

Paroisse Kinindo

14 juillet 2018

Muyinga

Paroisse Gitaramuka

21 juillet 2018

Bururi

Paroisse Rumeza

21 juillet 2018

Gitega

Paroisse Kibumbu

21 juillet 2018

Ngozi

Paroisse Rwegura

21 juillet 2018

Rutana

Paroisse Rutana

21 juillet 2018

Ruyigi

Paroisse Butezi

25 août 2018

Bubanza

Paroisse Kaburantwa

 

Abbé Lambert Niciteretse

Les communautés chrétiennes du Burundi doivent être des lieux de guérison et de réconciliation


Du 27 mai au 1er juin 2018,   la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  a organisé  au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega  un atelier sur la guérison des mémoires. Les participants à cet atelier  étaient les Evêques, les Vicaires Généraux, les responsables de quelques services interdiocésains  et les Recteurs des Grands Séminaires. Le Père Bernard Ugeux, Missionnaire d’Afrique, a animé cet atelier.  Entre autres thèmes abordés, il a indiqué aux participants quelques dimensions d’une démarche de réconciliation.
Parmi ces dimensions la vérité vient en premier lieu. Il faut nommer le mal par son propre nom et faire la vérité sur les offenses, sans quoi il n’y a pas de guérison pour les victimes ni de réconciliation possibles. Il y a la mémoire : ne pas nier ce qui s’est passé mais en garder le souvenir, pour éviter que le mal se reproduise. La repentance est une autre dimension d’une démarche de réconciliation. Elle consiste à reconnaître sa faute en la regrettant ; c’est assumer sa responsabilité. Il y a en plus la justice. Celle-ci consiste à rendre à chacun son dû et sa place, à reconnaître les droits et les devoirs de chacun, à faire la part des choses ainsi qu’apporter la rétribution nécessaire. Toutefois, ce n’est pas parce que quelqu’un a pardonné au coupable qu’il n’a pas  le droit à la  justice ou à la réparation.
Quant au pardon, il est à reconnaître que le premier bénéficiaire du pardon est celui  qui pardonne. Il est libéré de la rancœur et de la soif de vengeance. Il peut retrouver la paix. Le pardon ne s’impose pas. C’est une grâce à demander et le chemin à parcourir est parfois long avant d’être capable de pardonner vraiment. Pardonner ce n’est pas  nier l’offense, ce serait une fausse paix. Ce n’est pas non plus espérer que tout sera comme avant l’offense.
Les deux autres démarches de la réconciliation sont l’amour et la guérison.  Le pardon est le sommet de l’amour, l’au-delà du don, après la déception et l’offense. L’amour  des ennemis est une grâce à demander et sans doute l’acte le plus difficile, même pour un chrétien. Cela demande du temps et de la patience. La guérison quant à elle peut avoir comme cause la réconciliation ou au moins le pardon.  Parfois le pardon entraîne la guérison, parfois c’est la guérison  du traumatisme qui permet d’aller jusqu’au pardon.  Il est à signaler qu’être guéri ne signifie pas forcément revenir à l’état antérieur ni ne plus ressentir aucune souffrance. Mais c’est arriver à un nouvel équilibre où on a pu re-choisir la vie.
Après avoir été informé sur  ces dimensions, les participants à l’atelier  se sont rendu compte  qu’elles peuvent inspirer les communautés chrétiennes burundaises pour parvenir à une bonne guérison des mémoires qui conduit à une vraie réconciliation.


Abbé Lambert Niciteretse

Les Evêques du Burundi se penchent sur la question de la guérison des mémoires


Du 27 mai au 1er juin 2018,   la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  a organisé  au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega  un atelier sur la guérison des mémoires. Les participants à cet atelier  étaient les Evêques, les Vicaires Généraux, les responsables de quelques services interdiocésains  et les Recteurs des Grands Séminaires. Le Père Bernard Ugeux, Missionnaire d’Afrique (Père Blanc), responsable pour l’Afrique de la formation des religieux, était l’animateur de cet atelier.  
Cet atelier a été pensé dans un contexte où le Burundi vit des cycles de violences répétitives et toute crise laisse des blessures dans les cœurs des Burundais et des mémoires chargées se transmettent de génération en génération. C’est pourquoi il est opportun pour l’Eglise de voir comment guérir soi-même pour pouvoir guérir les autres par la purification des mémoires en vue d’une vraie réconciliation.
Au début de l’atelier, le conférencier a d’abord rappelé ce que nous sommes et ce que chacun d’entre nous est en train de vivre. En effet, en nous il y a beaucoup de questions, ainsi que de soif d’espérance, de désir profond de ne pas poursuivre un cycle de violences qui détruit notre peuple et nos mémoires sont marquées douloureusement. Nous cheminons ensemble, en Eglise, dans un monde blessé. Et chacun d’entre nous parcourt son propre pèlerinage intérieur, avec des moments de lumière et d’obscurité.
Toutefois, le conférencier a précisé que nous ne sommes pas seuls dans ce pèlerinage : « le Ressuscité nous accompagne sur la route comme pour les disciples ou les pèlerins d’Emmaüs. Il nous explique les Ecritures, nous console de nos encouragements et de nos démissions, et nous partage le pain de la Vie. Sans lui nous ne pouvons rien faire. Nous aussi nous avons envie de lui dire : "Reste avec nous, il se fait tard, l’obscurité nous entoure ". Nous  avons besoin  de sa lumière pour chaque étape de notre vie ».
A travers les exposés qui ont été donnés pendant les cinq jours de l’atelier,  les participants ont eu l’occasion de réfléchir sur leurs mémoires blessées et sur leurs divisions, sur les dates importantes qui ont marqué douloureusement l’histoire du Burundi. Une des méthodes de la guérison des mémoires est de se parler àfond et s’écouter mutuellement avec confiance.
Le Père Bernard a pu expliquer ce qu’est la mémoire ainsi que les rapports entre guérison des  mémoires et commémorations. Il y a plusieurs  types de mémoires et celles-ci sont personnelles et collectives et la mémoire se construit. Lorsqu’un peuple fait une commémoration, il construit sa mémoire et cette dernière peut être constructive ou destructive. C’est pourquoi il y a des mémoires nocives et des commémorations toxiques et l’Eglise doit faire attention à ce fait.
Le fait de se souvenir d’un événement douloureux doit aider la personne à une guérison. Ainsi l’anamnèse  chrétienne est au service de la guérison intérieure.  Faire mémoire est un travail que nous devons faire dans la prière. La personne blessée doit être regardée avec le regard du Christ. Dans ce sens le souvenir d’un passé douloureux ne doit pas nous empêcher à vivre  le présent.
Et quand est-ce que la personne blessée sera considérée comme guérie ? C’est lorsqu’elle  arrivera à un équilibre et à une autonomie  suffisante pour réaliser ses projets. Mais guérir ne signifie pas retourner à l’état antérieur.
En réfléchissant sur la chronologie des événements douloureux de l’histoire du Burundi, les participants ont relevé plusieurs défis. Un des grands défis est celui de pouvoir accepter que notre société est gravement malade pour trouver des remèdes adéquats et durables. Il y a également le fait de vouloir tout justifier par l’ethnie au lieu d’affronter les vrais défis qui handicapent notre société ; la volonté de vengeance  qui règne au sein du peuple burundais, une vengeance  qui s’étend à des innocents.  Mais après tout, les souffrances sont partagées  de part et d’autres, ce qui devrait inciter tous les Burundais à arrêter toute forme de violence et de vengeance afin de vivre ensemble comme des frères et sœurs.
L’Eglise reconnaît que nous devons être humbles  pour comprendre la situation  dans son ampleur. Il faut un travail d’évangélisation en profondeur et prêcher les valeurs de justice, de vérité, d’amour, de réconciliation, de miséricordeetde paix. Malgré les atrocités qu’a connues la société Burundaise, l’Eglise  ne doit pas ignorer qu’il y a des témoignages  concernant les personnes qui ont pris le risque de s’opposer au mal et de protéger les autres, parfois en y laissant la vie. C’est pourquoi dans la démarche de guérison des mémoires, il faut faire la liste des martyrs et des héros.
Le conférencier a également indiqué aux participants des dimensions d’une démarche de réconciliation que l’Eglise du Burundi doit suivre pour guérir les cœurs blessés.
Avant la clôture de l’atelier les Evêques ont promis de poursuivre la réflexion sur le thème de la guérison des mémoires et d’étendre cette initiative à d’autres catégories de fidèles et des actions concrètes seront prochainement adoptées pour aider la société burundaise à guérir de ses blessures et à parvenir à une réconciliation effective.
Abbé Lambert Niciteretse

Nomination de Monseigneur Gervais Bashimiyubusa comme Archevêque de Bujumbura

 

mgr Gervais
Selon un Communiqué de presse de la Nonciature Apostolique au Burundi qui est passé sur les ondes de Radio Maria Burundi ce 24 mars 2018  à 13 h 30, heure de Bujumbura, le Pape François a accepté la renonciation de S.E. Mgr Evariste Ngoyagoye  à la charge pastorale de l’Archidiocèse de Bujumbura, présentée en conformité au canon 401§1 du Code de Droit Canonique. En même temps le Saint-Père a nommé Archevêque de Bujumbura S.E. Mgr  Gervais BANSHIMIYUBUSA, qui était Évêque de Ngozi, le nommant aussi Administrateur Apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis du Diocèse de Ngozi.
Abbé Lambert Niciteretse

Journée de prière et de jeûne pour la paix


Le Secrétariat Général de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi a publié ce 21 février  un communiqué sur les ondes de Radio Maria Burundi pour inviter les fidèles à la Journée de prière et de jeûne pour la paix, qui a été convoquée par le Pape François lors de l’Angélus du 4 février 2018.
Ce communique  commence par rappeler les paroles du Pape lorsqu’il a annoncé cette journée. En effet, le Pape a invité tous les fidèles à une journée spéciale de prière et de jeûne pour la paix, le 23 février prochain, vendredi de la première semaine de carême et cette prière sera offerte en particulier pour les populations de la République démocratique du Congo et du Soudan du sud.
A cette occasion, le Pape François  a affirmé que Notre Père céleste écoute toujours ses enfants qui crient vers Lui dans la douleur et dans l’angoisse, « il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures » (Ps 146,3).  Il a invité chacun à écouter ce cri et à se demander : « Que puis-je faire moi-même pour la paix ? ».
Selon le Pape, nous pouvons certainement prier ; mais pas seulement: chacun peut dire concrètement “non” à la violence pour ce qui dépend de lui ou d’elle car, les victoires obtenues par la violence sont de fausses victoires ; tandis que travailler pour la paix fait du bien à tous.
Le Communiqué appelle par la suite toutes les communautés diocésaines, paroissiales, sacerdotales et religieuses et mêmes les communautés ecclésiales de base, à répondre à l’appel du Saint Père pour prier pour la paix, sans oublier de prier pour le Burundais qui a soif d’une paix durable.
Abbé Lambert Niciteretse

Sensibilisation des Séminaristes sur la pastorale des migrants et des réfugiés

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Dans la soirée du 13 janvier 2018, quatre Evêques congolais qui venaient de participer à la réunion du Comité Permanent de l’ACEAC au Grand Séminaire Saint Jean- Paul II de Gitega sont passés par Bujumbura et ont profité de cette occasion pour rendre visite aux formateurs et aux séminaristes du Philosophicum du Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura.  Il s’agit de S.E. Mgr Gaston RUVEZI, Evêque de Sakania Kipushi, S.E. Mgr Willy NGUMBI, Evêque de Kindu ; S.E. Mgr José MOKO, Evêque d’Idiofa. Ils étaient accompagnés par l’Abbé Jean-Pierre BADIDIKE, Secrétaire Général de l’ACEAC ; l’Abbé Georges KALENGA, 2è Secrétaire Général Adjoint de la CENCO et de Mademoiselle Blondel SILA, Assistante au Secrétariat Général de l’ACEAC.

Au cours de leur entretient,  les Evêques ont d’abord présenté aux séminaristes l’ACEAC et sa mission. Ils ont ensuite expliqué la stratégie de l’Eglise envers les réfugiés en insistant sur les quatre actions : Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.  Avec l’expérience qu’ils venaient d’avoir au camp des réfugiés congolais de Bwagiriza, les Evêques ont partagé aux séminaristes la préoccupation des réfugiés : «  Comment se fait-il que nos pays soient à la fois des pays de stabilité et d’instabilité ? ». Ils ont  indiqué aux séminaristes que la question de la mobilité humaine  ne date pas d’hier et que même l’Enfant Jésus a été réfugié en Egypte.  C’est encore plus une question qui préoccupe notre Sous-Région, ce qui fait que nous ne pouvons pas rester indifférents à ce phénomène. Le Pape François lui-même est le premier à prendre à cœur cette question, et veut nous appeler à la responsabilité. C’est pourquoi nous devons partager cette préoccupation avec le Saint-Père.

Les questions qui ont été posées par les séminaristes étaient de nature à comprendre les causes profondes qui sont à la base des migrants et des réfugiés et les solutions possibles à y apporter. Ils ont également voulu savoir l’action de l’Eglise en matière politique en considérant la médiation qu’a jouée la Conférence Episcopale Nationale du Congo pour résoudre la crise politique.

Les Evêques ont donné des éclaircissements à ces questions et ont montré aux séminaristes que l’intervention de l’Eglise en matière sociopolitique s’inspire de la Doctrine sociale de l’Eglise mais que  sa voix n’est pas toujours entendue. Malgré cela, l’Eglise doit poursuivre sa mission prophétique.
Le Recteur du Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura, l'Abbé Emmnauel GIHUTU,  a beaucoup remercié les Evêques  pour l’entretient combien riche qu’ils venaient de faire aux séminaristes en acceptant d’occuper le temps qui était réservé à la lecture spirituelle. Lui aussi a reconnu que la question des migrants et des réfugiés  doit nous préoccuper tous.

Abbé Lambert Niciteretse

Le camp des réfugiés de Bwagiriza reçoit la visite des Evêques membres du Comité Permanent de l’ACEAC

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Les Evêques, membres du Comité Permanent de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC), ont tenu leur réunion statutaire du 09 au 13 janvier 2018 au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega au Burundi. Parmi les points qui ont retenu leur attention figure la question des migrants et des réfugiés, surtout que chacun des trois pays de la Sous-Région (Burundi, RD Congo et Rwanda) héberge un grand nombre de réfugiés : des camps des réfugiés burundais et congolais au Rwanda ; des camps des réfugiés burundais en RD Congo ; des camps des réfugiés congolais au Burundi.  Cette situation qui inquiète plus d’un préoccupe non seulement les dirigeants de ces pays mais aussi les Pasteurs de l’Eglise.
Les causes profondes qui sont à la base de ces réfugiés sont notamment les conflits politiques et ethniques, les guerres, la famine.

Pour manifester la solidarité et l’attention de l’Eglise  aux réfugiés, les membres du Comité Permanent de l’ACEAC ont effectué une visite au camp des réfugiés congolais de Bwagiriza à Ruyigi pendant la journée du 12 janvier 2018.

Avant de se rendre directement à Bwagiriza, les Evêques ont été reçus par le Conseiller Principal du Gouverneur de Ruyigi, Monsieur Valéry NKUNZIMANA, qui leur a souhaité la bienvenue et leur a présenté la situation qui prévaut dans le pays.

aceac gouverneur ruyigi

 

Après avoir précisé l’objet de la visite, le Président de l’ACEAC, S.E. Mgr Smaragde MBONYINTEGE, a  transmis au Conseiller du Gouverneur  un Document du Saint-Siège relatif aux Migrants et Réfugiés : « Vers les Pactes Mondiaux sur les Migrants et sur les Réfugiés 2018 ».  Ce document contient les Vingt points d’intervention pastorale  et les Vingt points d’interventions pour les pactes mondiaux.

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Arrivés à Bwagiriza, à quelques 18 km du chef-lieu de la Province de Ruyigi, les Evêques ont été reçus par des chants et des danses des réfugiés. Ils ont célébré une Messe à laquelle ont participé les réfugiés eux-mêmes, leurs encadreurs, les représentants du HCR et beaucoup d’autres. Cette messe a été célébrée en swahili et présidée par S.E. Mgr Dieudonné URINGI, Evêque de Bunia.

Au moment des discours, le représentant des réfugiés s’est d’abord réjoui de la présence des Evêques au milieu d’eux.  Il a ensuite exprimé les souffrances et  les difficultés  qu’éprouvent les réfugiés dans ce  camp. Il a déploré  la situation d’instabilité qui continue à régner dans la Sous-Région et qui est à la base de l’affluence des réfugiés : «  Que des Congolais fuient la mort en RDC et soient protégés au Burundi, alors que les natifs de ce pays abandonnent des fois la terre de leurs ancêtres, trouvent asile en RDC, que cela soit le cas  au Rwanda vis-à-vis du Burundi ou de la RDC, est étonnant. Comment comprendre que des responsables garants des constitutions de leurs pays soient plus à même de stabiliser leurs voisins, étrangers, en quête de quiétude, mais qu’ils acceptent parfois dans l’indifférence, l’expatriation de leurs compatriotes ? C’est rigolo ? Qui sont les responsables de cet imbroglio ? ».  En plus de l’instabilité qui règne dans les pays de la Sous-Région et qui hypothèque leur avenir,  ces réfugiés s’inquiètent de l’insuffisance de la ration alimentaire que le HCR leur accorde.
Quant au Président de l’ACEAC, il a  reconnu l’accueil que les réfugiés trouvent dans les trois pays tout en  précisant que la question des réfugiés est une question qui nous dépasse et le remède n’est pas encore trouvé.  « Nous sommes avec le Pape François pour nous occuper de la question des migrants et des réfugiés comme Eglise catholique. Le Pape François est un véritable témoin et fondement de l’Eglise à la recherche de la paix et l’entente des peuples ».  Il a rappelé aux réfugiés le contenu du message de la journée mondiale pour la paix du 1er janvier 2018 en insistant sur les quatre verbes   qui, selon le Pape François sont les quatre pierres angulaires pour l’action envers les réfugiés : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ». Le Président de l’ACEAC en a profité pour présenter l’Abbé Lambert Tonamou, Coordinateur régional de la section « Migrants et Refugiés » pour l’Afrique du Dicastère pour le service du Développement Humain Intégral. Ce représentant du Saint-Siège a  insisté sur ces quatre verbes pour expliquer la stratégie de l’Eglise  pour traiter la question  des migrants et des réfugiés.
Mgr Smaragde a promis que les Evêques continueront à plaider auprès de tous les hommes et femmes de bonne volonté pour qu’il y ait la paix dans la Sous-Région.

Caritas Burundi avait apporté des aides constituées de vivres, d’habits et de matériel scolaire pour les enfants et après la Messe, les Evêques ont procédé à la distribution de ces aides.
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Le Camp des réfugiés de Bwagiriza a été ouvert en 2009. Selon les données du HCR, au 31 décembre 2017, ce Camp comptait une population de 8.925 personnes  réparties dans 1657 familles, originaires majoritairement de la RD Congo (Sud Kivu et du Katanga). Les femmes représentent 51% contre 49% pour les hommes.

Abbé Lambert Niciteretse

Le Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega abrite une réunion du Comité Permanent de l’ACEAC

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L’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale (ACEAC),  a organisé une réunion de son Comité Permanent au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega, du 09 au 13 janvier 2018. Il s’agit d’une réunion statutaire  qui se tient annuellement  et alternativement dans chacun des trois pays  de la Sous-Région des Grands Lacs (Burundi,  Rwanda et RD Congo).  Pour cette année, c’est le tour du Burundi d’abriter cette réunion qui est présidée par  S.E. Mgr Smaragde MBONYINTEGE, Evêque de Kabgayi et Président de l’ACEAC. Sur la photo, il est entouré à sa gauche par S.E. Mgr Etienne UNG'EYOWUN, Evêque de Bondo (RDC) et à sa droite par l'Abbé Jean-Pierre BADIDIKE, Secrétaire Général.

Formé des Evêques représentant les trois Conférences Episcopales, le Comité Permanent de l’ACEAC comprend comme membres : le Président, le 1er Vice-Président, le 2è Vice –Président, deux délégués de la Conférence Episcopale du Burundi, deux délégués de la Conférence Episcopale du Rwanda et  quatre délégués de la Conférence Episcopale de la RD Congo. En plus des Evêques, il y a le Secrétaire Général de l’ACEAC et ses adjoints qui sont les Secrétaires Généraux des Conférences Episcopales des trois pays.

Au cours de cette réunion, les membres du Comité Permanent vont échanger sur les situations pastorales  de la Sous-Région  et ils vont effectuer une visite au Camp des réfugiés de Bwagiriza dans le Diocèse de Ruyigi en guise de témoignage et de solidarité de l’Eglise  envers ces réfugiés.
 
Abbé Lambert Niciteretse

Ukuremesha amahoro n’ugusubiza hamwe, niryo ragi rya Musenyeri Michael Aidan Courtney, Intumwa ya Papa mu Burundi yagandaguwe ku wa 29 Kigarama 2003

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Uko umwaka utashe, kw’igenekerezo rya 29 Kigarama, Ekleziya gatolika y’Uburundi yama yibuka igandagurwa bunyamaswa rya Musenyeri Michaeli Aidan Courtney, Intumwa ya Papa mu Burundi.
Mw’ijambo ry’ikaze, Nyenicubahiro Venansi BACINONI, Umwepiskopi wa Diyoseze Bururi, yabanje kwibutsa abari bitavye urwo rubanza igituma basubiye gukoranira muri Paruwasi Minago, ati : « Duhuriye hamwe ngo dusubire kwibuka igandagurwa ry’Intumwa ya Papa mu Burundi. Tukibuka cane cane iragi yadusigaranye ryo kuremesha amahoro n’ugusubiza hamwe, aho yama asaba Abarundi ngo bicarane baganire, babone gutora inyishu y’ibibazo bafise bidaciye mu ntambara no mu bwicanyi. »
Inyigisho yatanze mu Nkuka y’imisa, yabanje kwibutsa ko tukiri mu gihe ca Noheri, aho Imana yigize umuntu, ikabana natwe muri vyose ndetse igicumuro. Muri Yezu niho dukura akanyamuneza kuko Imana iri kumwe natwe mw’Ijambo ry’Imana. Uwuryakiriye akarigendera agendera mu muco w’abana b’Imana.
Afatiye ku Nkuru nziza ya Luka 2, aho Yozefu na Mariya bajana akana Yezu mw’isengero y’i Yeruzalemu, bari bagiye kumuhereza Imana nk’uko itegeko ry’Umukama ribivuga. I Yeruzalemu rero yasanganiwe n’umutama Simeo, yari yarabihishuriwe na Mutima Mweranda ko atazopfa atabonye urukiza. Yaboneyeho kwibutsa ko uwakira Yezu Kristu Umuco w’isi aronka ubuzima budahera, akagendera mu kuri, mu rukundo, akaba mu muco. Ati nitugendere mu rukundo rudasobanura, rutinuba abandi, ruserukira mu bikorwa vyiza atari mu majambo gusa. Ati : Abishe intumwa ya Papa mu Burundi, nta rukundo bagira, bagendera mu mwijima, nta kuri barimwo, ntibakunda ubuzima bw’abandi, bishakira inyungu zabo. Ni akaryo ko kumusabira, k’ugusabira igihugu cacu amahoro.Yarangije yipfuriza abari aho bose ngo Imana ibongerereze urukundo.
Inyuma y’Inkuka ya misa, abafashe amajambo bose, bagaruka kuri iryo ragi ryo gusubiza hamwe. Umushingantahe Davidi MBONANKIRA yaserukiye abakristu ba Paruwase Minago ati : « Kuri iri genekerezo, twama twibuka igandagurwa ry’Intumwa ya Papa mu Burundi. Igandagurwa ryiwe rero niriduhe kwisuzuma tubone ko ikiremwa muntu kibwirizwa gusonerwa, twubahe kandi twubahirize agateka ka zina kiremwa muntu. »
Twobibutsa ko iyo Ntumwa ya Papa mu Burundi yagandaguwe igenekerezo rya 29 Kigarama 2003, kw’ibarabara rya Rumonge, utera uja i Bujumbura, ku birometero 2 gusa uvuye kuri Paruwase Minago ya Diyoseze Bururi.
Patiri Noël Ntirandekura

Commémoration du 14è Anniversaire de l’assassinat de Mgr Michael Aidan Courtney, Nonce Apostolique au Burundi

 

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Il y a déjà 14 ans que Mgr Michael Aidan Courtney, qui était Nonce Apostolique au Burundi, a été assassiné dans son véhicule, par un groupe armé, sur la route de Rumonge vers Bujumbura, à deux kilomètres de la Paroisse de Minago, dans le Diocèse de Bururi. C’était le 29 Décembre 2003.
Depuis ce triste événement, la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi a institué la date du 29 Décembre de chaque année, journée de prière et de réconciliation entre les Burundais.
Le 29 décembre 2017, les Evêques du Burundi, ensemble avec la communauté paroissiale de Minago, se sont rassemblés à l’endroit où le Nonce a été assassiné et ont déposé des gerbes de fleurs à côté du monument qui y a été érigé. Ce geste a été suivi par une marche animée de prières jusqu’à la paroisse de Minago où la messe commémorative de cet événement a été célébrée, Présidée par S.E. Mgr Venant BACINONI, Evêque de Bururi.
Les cérémonies avaient été rehaussées par Leurs Excellences Mgr Wojciech Załuski, Nonce Apostolique au Burundi ;  Mgr Joachim Ntahondereye, Evêque de Muyinga et Président de la CECAB ; Mgr Evariste Ngoyagoye, Archevêque de Bujumbura et Vice-Président de la CECAB ;  Mgr Simon Ntamwana, Archevêque de Gitega ;  Mgr Gervais Banshimiyubusa, Evêque de Ngozi et Mgr Bonaventure Nahimana, Evêque de Rutana.
D’autres étaient des prêtres des paroisses environnantes, des religieux et des religieuses ainsi que les fidèles de la paroisse de Minago.
Dans son homélie, l’Evêque de Bururi, en s’appuyant sur les lectures du jour, a rappelé que nous sommes encore pendant le temps de Noël, où Dieu s’est fait homme  et est venu habiter parmi nous. C’est en Jésus que nous retrouvons la joie parce que Dieu est avec nous par sa Parole. Celui qui accueille cette Parole et la met en pratique marche dans la lumière des enfants de Dieu.
Celui qui accueille  Jésus Christ lumière du monde, a poursuivi l’Evêque de Bururi,   a la vie éternelle, marche dans la vérité et dans l’amour et il devient aussi la lumière. Il a invité les fidèles à marcher dans un amour qui n’exclut personne, un amour qui se traduit non seulement en paroles mais aussi en actes. D’après le même Evêque, ceux qui ont assassiné le Nonce Apostolique n’avaient pas d’amour, ils marchaient dans les ténèbres, il n’y avait pas en eux la vérité, ils n’aimaient pas la vie des autres, ils recherchaient seulement leurs propres intérêts. Ce qu’il nous faut est de prier pour ce pasteur disparu et pour la paix au Burundi.
Selon l’Evêque de Bururi, la commémoration de l’assassinat de Mgr Michael est surtout une occasion de nous rappeler l’héritage qu’il a laissé aux Burundais : la recherche de la paix et la réconciliation. Il ne cessait jamais d’inviter les Burundais à s’asseoir ensemble pour dialoguer afin de trouver une solution aux conflits sans emprunter la voie de la guerre ni celle de la violence.
Tous les autres intervenants ont insisté sur cet héritage et ont interpellé les Burundais au respect de la dignité de la personne humaine  et à enterrer la hache de la guerre.
Abbé Lambert Niciteretse

Séance d’échange de vœux de Noël et du Nouvel An au Secrétariat de l’Episcopat du Burundi

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En date du 27 décembre 2017, il y a eu une séance d’échange de vœux de Noël et du Nouvel An entre le Président de la  CECAB, S.E. Mgr Joachim NTAHONDEREYE, et les responsables des différents services de la Conférence Episcopale, dans la salle des réunions du Secrétariat de l’Episcopat du Burundi.

Au début de la séance, le Secrétaire Général de la CECAB, l’Abbé Lambert NICITERETSE,  a présenté les grandes activités qui ont marqué l’année 2017  et a invité les autres responsables à rendre grâce au Seigneur pour le travail accompli.   Il a souligné certains défis que chacun a rencontrés et les perspectives pour l’année 2018.

Quant au Président de la CECAB, il a remercié les responsables des services concernés et les a encouragés à aller de l’avent. Il leur a promis que le cadre stratégique de la CECAB longtemps attendu va bientôt être validé par les Evêques pour permettre une bonne coordination des activités au sein de la Conférence.

Il a ainsi souhaité les meilleurs vœux de Noël et du Nouvel An à tous les responsables des services de la CECAB dans une ambiance d’agapes fraternelles.

Cette séance a aussi été une occasion de présenter les nouveaux responsables récemment nommés par la CECAB dans différents services. Il s’agit de :

1.    Abbé Désiré NIYIBIZI : Directeur des Presses Lavigerie
2.    Abbé Barbatus NDANGA : Directeur Adjoint du Bureau d’Evangélisation
3.    Abbé Jonathan BAYAGA : Secrétaire Général Adjoint de Caritas Burundi
4.    Abbé Aristide NDYABUHEZE : Secrétaire Général du BNEC
5.    Sœur Caritas NZEYIMANA, Institut des Bene-Tereziya : Secrétaire au Secrétariat de l’Episcopat du Burundi
6.    Mademoiselle Goreth NDIKUMANA, Militante de la Vierge Marie : Journaliste pour le Journal Ndongozi y’Uburundi
7.    Frère Déogratias BUKURU,  Bene Paulo : nommé au Bureau d’Evangélisation

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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