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Evénements et Nouvelles

● L’EGLISE DU BURUNDI : LES NTIC AU CŒUR DES ECHANGES

Parmi les merveilleuses découvertes techniques qu’avec l’aide de Dieu, le génie de l’homme a tirées de la création, à notre époque surtout, l’Église accueille et suit avec une sollicitude toute maternelle celles qui, plus directement, touchent les facultés spirituelles de l’homme et offrent des possibilités élargies de communiquer très facilement des nouvelles de tout genre, des idées, des orientations (Inter mirifica, 1).

                        

                                                                     Photo d'ensemble des participants  (Julien N. © CECAB)

Un atelier de formation sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication à l’intention des chargés de la communication dans les diocèses et les services de la Conférence Episcopale du Burundi vient d’être clôturé à Mont Sion Gikungu. Cette formation qui a duré deux jours, du huit au neuf septembre, a été organisée par la Conférence des Evêques Catholique du Burundi (CECAB).  Le Secrétaire Général de la CECAB, Monsieur l’Abbé Lambert NICITERETSE  a précisé dans son mot d’ouverture le triple objectif de cet atelier : sensibiliser les agents pastoraux de la communication sur l’usage des NTIC, apprendre à collecter et à traiter les nouvelles et prendre connaissance de la gestion du site web de la CECAB.

Les réseaux sociaux, ce monstre !
Utilisés à tâtons, avec réserve et doute, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en particulier les réseaux sociaux, doivent être pris comme des portes de vérité et nouveaux espaces pour l’évangélisation, a souligné le formateur, Abbé Dieudonné NIYIBIZI, reprenant avec force le message du Pape pour la Journée Mondiale des Communications sociales de 2013. Le fidèle 2.0 est l’habitant du nouveau continent où l’internet se hisse de plus en plus, même au Burundi, au rang des besoins élémentaires. Au cœur de fidèle s’opèrent des mutations physiologiques, psychologiques, sociales, politiques, économiques voire religieuses. A sa nouvelle culture, il faut une nouvelle évangélisation. Les réseaux sociaux sont des opportunités encore inexploitées pour la pastorale et il est temps de les mettre à profit pour une mission ad  gentes adaptée à ce nouveau continent digital. Les participants ont alors reçu les premières notions pratiques qui leur ont ouvert les horizons prometteurs de cet univers digital.

Le journalisme online
Evangéliser le chrétien 2.0, suppose que les acteurs pastoraux aient des notions de base de journalisme en l’occurrence le journalisme web. La collecte, la vérification des sources, la rédaction d’un papier est une question technique qui exige des chargés de la communication un apprentissage technique progressif enrichi de notions de déontologie, d’éthique et de droit. Ce sont eux qui désormais produiront des articles qui alimenteront directement de site web de la CECAB. Texte, image, son, vidéo, tous les formats sur tous les plats.

Un site web new look
Après un certain temps, le site web de la CECAB méritait une refonte. Le web designer, présentant aux participants la nouvelle maquette, les a invités à l’appropriation du site et à l’auto-implication dans son alimentation. Il a tenu à rappeler l’importance d’avoir des profils Facebook et Twitter personnels et institutionnels permettant de relayer les informations et ainsi de les diffuser.   

Si cet atelier, qui, pour le moins, est le premier du genre, a persuadé les chargés de la communication de la pertinence de l’utilisation de ces nouveaux moyens sociaux pastoraux, il ouvre à un autre qui sera dédié essentiellement à l’immersion pratique.  

Abbé Dieudonné Niyibizi

 

ATELIER SUR LES COMMUNAUTES ECCLESIALES DE BASE ET LES JEUNES (NAIROBI KENYA).

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Du 13 au 17 Septembre 2018, s’est tenu à Nairobi un atelier sur la pastorale des Communautés Ecclésiales de Base et les jeunes, organisé par AMECEA (Association of Member Episcopal Conferences in Eastern Africa) dont les pays membres sont : l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, l’Ouganda, le Soudan, le Soudan du Sud, le Djibouti, la Tanzanie et la Zambie. Le thème de cet atelier était : « Une nouvelle manière d’être Eglise pour les jeunes ? Les communautés Ecclésiales de Base et les jeunes ». Ce thème rentre bien dans l’optique du Synode des Evêques sur les jeunes qui se tiendra à Rome du 3 au 28 Octobre 2018 avec comme thème principal : « Les Jeunes, la Foi et le Discernement ».  En plus des membres de l’AMECEA, étaient invités certains membres-délégués de l’ACEAC (Burundi, Rwanda, RDC), de l’ACERAC (Cameroun), et de CERAO (Burkina Faso, Mali), des invités qui, pourrait-on dire, viennent des pays francophones.

Rappelons ici que cet atelier était le cinquième du Réseau des Communautés Ecclésiales de Base en Afrique. Il s’agit d’une initiative qui réunit des chercheurs et des experts en théologie travaillant dans le domaine de la pastorale, et tout particulièrement de la pastorale appliquée des Communautés Ecclésiales de Base. Ce Réseau est organisé et soutenu par Missio Aix-la-Chapelle avec l’appui des services de la pastorale du Symposium des Conférences Episcopales de l’Afrique et de Madagascar (SCEAM) et de l’Association des Membres des Conférences Episcopales de l’Afrique Orientale (AMECEA).

Parmi les objectifs visés par cet atelier, on peut en signaler certains : « Ecouter les jeunes et apprendre de leurs expériences dans les communautés Ecclésiales de Base », « Développer des stratégies pour atteindre les jeunes par le biais des CEB », « Relever les défis des jeunes en général et les défis des CEB dans les Eglises particulières », « Montrer les efforts du Magistère local dans la pastorale des CEB », et enfin « Montrer ce que font les CEB chez elles pour attirer les jeunes ». Au cours de l’Atelier, des conférences ont été présentées et de nombreux thèmes ont fait objet de discussion en groupes. Pendant les discussions, il s’est relevé un grand défi de la non-participation des jeunes dans les réunions des CEB et de là comment faire pour les intéresser, pour les y attirer, pour qu’ils puissent participer activement dans la vie de leurs CEB respectives et de l’Eglise en général.

Face à ce défi, deux tendances se sont présentées : d’une part, une tendance de ceux qui prétendaient que dans les CEB, les jeunes n’ont pas un espace d’expression, qu’ils sont marginalisés et ainsi ne sont pas libres d’agir. Les partisans de cette tendance voulaient donc que les jeunes soient séparés de leurs CEB d’origine et qu’ils forment à part des « Communautés Ecclésiales de Base pour les jeunes » ! D’autre part, il y avait une tendance de ceux qui soutenaient l’unité d’une CEB comme famille indivisible. Pour les membres de cette tendance donc, constituer des groupes à part et les appeler des « Communautés Ecclésiales de Base » serait un non-sens, une aberration car détruirait la nature même d’une CEB. Ne voulant pas retourner sur la définition et les caractéristiques d’une CEB, au terme des discussions, les participants ont convenu qu’« Il existe des jeunes d’une telle Communauté Ecclésiale de Base et jamais une Communauté Ecclésiale de Base pour les jeunes ».

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ATELIER SUR LA REDYNAMISATION DE LA PASTORALE DES COMMUNAUTES ECCLESIALES VIVANTES DE BASE

                                

Dans l’optique de la préparation de son jubilé d’Or qui aura lieu à Kampala (Ouganda) en 2019, le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM) a organisé un atelier (au mois de Mars 2018) sur la pastorale des Communautés Ecclésiales de Base ; une pastorale qui l’a caractérisé depuis sa naissance. Cet atelier a vu la participation de 17 délégués et s’est déroulé dans un Hôtel ecclésiastique de Cotonou appelé Le Chant d’Oiseau pris en charge par des Sœurs Bene Mariya de nationalité burundaise. Au terme de l’atelier, les participants ont sorti un communiqué final. A la veille d’un autre atelier sur cette pastorale des Communautés Ecclésiales de Base qui se tiendra à Nairobi (Kenya) en date du 13 au 17 Septembre 2018, nous voudrions publier ici ce communiqué final de l’atelier de Cotonou.

                                                                                  COMMUNIQUE FINAL.

Réunis à Cotonou du 08 au 12 mars 2018, nous, délégués des Conférences Episcopales francophones d’Afrique, sur invitation du SCEAM, avons réfléchi sur « la Redynamisation de la Pastorale des Communautés Ecclésiales Vivantes (CEV) ». Cette rencontre a réuni 17 participants venus de 12 pays : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Rwanda, Sénégal, Togo.

Nous remercions le SCEAM de nous avoir invités à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la célébration de son Jubilé d’or (50 ans d’existence) qui aura lieu à Kampala (Ouganda), en 2019. Notre gratitude va également aux différentes Conférences Episcopales qui nous ont délégués à cette rencontre. Nous n’oublions pas enfin l’Eglise du Bénin qui nous a accueillis ainsi que Missio, notre partenaire.

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La Pérégrination des Reliques de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus au Burundi

Avec une grande joie nous voulons informer que, à la demande de la Conférence Episcopale des évêques du Burundi, les reliques de la Sainte, Patronne des missions, viendront au Burundi, le 30 juillet pour y rester jusqu’au 9 septembre 2018. Après avoir visité tous les diocèses du Rwanda, le reliquaire du Centenaire va passer la frontière Rwanda-Burundi à Ruhwa, Cibitoke pour visiter tous les diocèses du Burundi.
Thérèse, étant une Carmélite cloitrée, brûlait d’un désir missionnaire hors du commun. Sa devise – aimer Jésus et le faire aimer, l’a conduite à offrir sa courte vie pleine de souffrance pour l’évangélisation d’Asie et d’Afrique en particulier. C’est après sa mort que sa mission de parcourir tous les continents est devenu si tangible. « Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l’Evangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées... Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles... Mais je voudrais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu’à la dernière goutte... » (Ms B 3r)
Ces paroles ont la chance de se réaliser aussi dans notre pays à travers l’événement de la pérégrination de ses reliques. La première pérégrination a eu lieu en France dans le contexte de la Deuxième Guerre Mondiale, ensuite après la libération en 1945, l’Eglise en France avait organisé une pérégrination de l’action de grâce pour la paix regagnée. Jusqu’au aujourd’hui, ses reliques ont parcouru plus de soixante pays sur tous les continents. L’heure est venue pour l’Eglise du Burundi.
« Thérèse est une sainte universelle par excellence. Ce ne sont pas des reliques que l’on vient vénérer mais une personne que l’on rencontre. C’est un peu un pèlerinage à l’envers : elle se rend auprès des populations qui ne peuvent pas forcément faire de déplacement. Sainte Thérèse de Lisieux est une médiatrice qui nous conduit au Christ » - dit Sr Monique Marie, responsable de l’organisation de pérégrination de la part de la Basilique de Lisieux.
La devise de la pérégrination au Burundi est tirée du texte de Thérèse, Docteur de l’Eglise : Aimer, c’est de tout donner et donner soi-même. Avec un tel message nous voulons parcourir tout le pays pour inviter les fidèles à réveiller à nouveau la soif de la sainteté qui, selon Sainte Thérèse, se réalise dans le don de soi envers Dieu et le prochain, à la sainteté qui espère en se confiant infiniment à la miséricorde divine et qui s’actualise dans la fidélité dans les petites choses à la volonté de Dieu.
Nous voulons que cette pérégrination soit un événement ecclésial, pour qu’elle construise et approfondisse le sens de notre appartenance à l’Eglise. Sainte Thérèse va nous aider à trouver notre propre place prévue par Dieu dans l’Eglise. Elle enseignait : « Je compris que si l’Eglise avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l'Eglise avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d'amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang. Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot, qu’il est éternel !» (B 3v)
Pour approfondir la connaissance de la doctrine thérésienne et le sens de la pérégrination, nous invitons à suivre les émissions à la Radio Maria Burundi, chaque jeudi à 19 heures et la rediffusion chaque dimanche à 1 heure du matin.
Les Diocèses du Burundi vont accueillir les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux suivant le calendrier ci-après : Bubanza (30 juillet – 4 août), Bururi (4 – 8 août), Rutana (8 – 12 août), Gitega (12 – 19 août t), Ruyigi (19 – 22 août), Muyinga (22 – 26 août), Ngozi (27 – 30 août), Bujumbura (30 août – 09 septembre).


                                                   Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, priez pour nous.
                                                  

                                                        Fr. Gallican NDUWIMANA, ocd.

Calendrier des ordinations sacerdotales et diaconales pour les mois de juillet et d’août

 

Dans l’Eglise du Burundi, les mois de juillet et d’août sont des mois de la moisson.  C’est pendant cette période que se déroulent les fêtes d’ordinations sacerdotales et diaconales.  C’est aussi une période de joie au sein des Congrégations religieuses parce que pour la plupart, leurs membres font les professions religieuses.

 Ceux qui reçoivent les ordres proviennent des deux Grands Séminaires de Théologie : le Grand Séminaire Saint Jean- Paul II de Gitega et le Grand Séminaire St Charles Lwanga de Kiryama.

 Au cours de l’Assemblée Plénière de la CECAB  qui s’est tenue au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega, du 05 au 08 juin 2018, les Evêques ont annoncé officiellement le calendrier des ordinations sacerdotales et diaconales dans leurs Diocèses respectifs.

 

Voici les dates officielles

 

Date d’ordination

Diocèse

Lieu d’ordination

14 juillet 2018

Bujumbura

Paroisse Kinindo

14 juillet 2018

Muyinga

Paroisse Gitaramuka

21 juillet 2018

Bururi

Paroisse Rumeza

21 juillet 2018

Gitega

Paroisse Kibumbu

21 juillet 2018

Ngozi

Paroisse Rwegura

21 juillet 2018

Rutana

Paroisse Rutana

21 juillet 2018

Ruyigi

Paroisse Butezi

25 août 2018

Bubanza

Paroisse Kaburantwa

 

Abbé Lambert Niciteretse

Les communautés chrétiennes du Burundi doivent être des lieux de guérison et de réconciliation


Du 27 mai au 1er juin 2018,   la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  a organisé  au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega  un atelier sur la guérison des mémoires. Les participants à cet atelier  étaient les Evêques, les Vicaires Généraux, les responsables de quelques services interdiocésains  et les Recteurs des Grands Séminaires. Le Père Bernard Ugeux, Missionnaire d’Afrique, a animé cet atelier.  Entre autres thèmes abordés, il a indiqué aux participants quelques dimensions d’une démarche de réconciliation.
Parmi ces dimensions la vérité vient en premier lieu. Il faut nommer le mal par son propre nom et faire la vérité sur les offenses, sans quoi il n’y a pas de guérison pour les victimes ni de réconciliation possibles. Il y a la mémoire : ne pas nier ce qui s’est passé mais en garder le souvenir, pour éviter que le mal se reproduise. La repentance est une autre dimension d’une démarche de réconciliation. Elle consiste à reconnaître sa faute en la regrettant ; c’est assumer sa responsabilité. Il y a en plus la justice. Celle-ci consiste à rendre à chacun son dû et sa place, à reconnaître les droits et les devoirs de chacun, à faire la part des choses ainsi qu’apporter la rétribution nécessaire. Toutefois, ce n’est pas parce que quelqu’un a pardonné au coupable qu’il n’a pas  le droit à la  justice ou à la réparation.
Quant au pardon, il est à reconnaître que le premier bénéficiaire du pardon est celui  qui pardonne. Il est libéré de la rancœur et de la soif de vengeance. Il peut retrouver la paix. Le pardon ne s’impose pas. C’est une grâce à demander et le chemin à parcourir est parfois long avant d’être capable de pardonner vraiment. Pardonner ce n’est pas  nier l’offense, ce serait une fausse paix. Ce n’est pas non plus espérer que tout sera comme avant l’offense.
Les deux autres démarches de la réconciliation sont l’amour et la guérison.  Le pardon est le sommet de l’amour, l’au-delà du don, après la déception et l’offense. L’amour  des ennemis est une grâce à demander et sans doute l’acte le plus difficile, même pour un chrétien. Cela demande du temps et de la patience. La guérison quant à elle peut avoir comme cause la réconciliation ou au moins le pardon.  Parfois le pardon entraîne la guérison, parfois c’est la guérison  du traumatisme qui permet d’aller jusqu’au pardon.  Il est à signaler qu’être guéri ne signifie pas forcément revenir à l’état antérieur ni ne plus ressentir aucune souffrance. Mais c’est arriver à un nouvel équilibre où on a pu re-choisir la vie.
Après avoir été informé sur  ces dimensions, les participants à l’atelier  se sont rendu compte  qu’elles peuvent inspirer les communautés chrétiennes burundaises pour parvenir à une bonne guérison des mémoires qui conduit à une vraie réconciliation.


Abbé Lambert Niciteretse

Les Evêques du Burundi se penchent sur la question de la guérison des mémoires


Du 27 mai au 1er juin 2018,   la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  a organisé  au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega  un atelier sur la guérison des mémoires. Les participants à cet atelier  étaient les Evêques, les Vicaires Généraux, les responsables de quelques services interdiocésains  et les Recteurs des Grands Séminaires. Le Père Bernard Ugeux, Missionnaire d’Afrique (Père Blanc), responsable pour l’Afrique de la formation des religieux, était l’animateur de cet atelier.  
Cet atelier a été pensé dans un contexte où le Burundi vit des cycles de violences répétitives et toute crise laisse des blessures dans les cœurs des Burundais et des mémoires chargées se transmettent de génération en génération. C’est pourquoi il est opportun pour l’Eglise de voir comment guérir soi-même pour pouvoir guérir les autres par la purification des mémoires en vue d’une vraie réconciliation.
Au début de l’atelier, le conférencier a d’abord rappelé ce que nous sommes et ce que chacun d’entre nous est en train de vivre. En effet, en nous il y a beaucoup de questions, ainsi que de soif d’espérance, de désir profond de ne pas poursuivre un cycle de violences qui détruit notre peuple et nos mémoires sont marquées douloureusement. Nous cheminons ensemble, en Eglise, dans un monde blessé. Et chacun d’entre nous parcourt son propre pèlerinage intérieur, avec des moments de lumière et d’obscurité.
Toutefois, le conférencier a précisé que nous ne sommes pas seuls dans ce pèlerinage : « le Ressuscité nous accompagne sur la route comme pour les disciples ou les pèlerins d’Emmaüs. Il nous explique les Ecritures, nous console de nos encouragements et de nos démissions, et nous partage le pain de la Vie. Sans lui nous ne pouvons rien faire. Nous aussi nous avons envie de lui dire : "Reste avec nous, il se fait tard, l’obscurité nous entoure ". Nous  avons besoin  de sa lumière pour chaque étape de notre vie ».
A travers les exposés qui ont été donnés pendant les cinq jours de l’atelier,  les participants ont eu l’occasion de réfléchir sur leurs mémoires blessées et sur leurs divisions, sur les dates importantes qui ont marqué douloureusement l’histoire du Burundi. Une des méthodes de la guérison des mémoires est de se parler àfond et s’écouter mutuellement avec confiance.
Le Père Bernard a pu expliquer ce qu’est la mémoire ainsi que les rapports entre guérison des  mémoires et commémorations. Il y a plusieurs  types de mémoires et celles-ci sont personnelles et collectives et la mémoire se construit. Lorsqu’un peuple fait une commémoration, il construit sa mémoire et cette dernière peut être constructive ou destructive. C’est pourquoi il y a des mémoires nocives et des commémorations toxiques et l’Eglise doit faire attention à ce fait.
Le fait de se souvenir d’un événement douloureux doit aider la personne à une guérison. Ainsi l’anamnèse  chrétienne est au service de la guérison intérieure.  Faire mémoire est un travail que nous devons faire dans la prière. La personne blessée doit être regardée avec le regard du Christ. Dans ce sens le souvenir d’un passé douloureux ne doit pas nous empêcher à vivre  le présent.
Et quand est-ce que la personne blessée sera considérée comme guérie ? C’est lorsqu’elle  arrivera à un équilibre et à une autonomie  suffisante pour réaliser ses projets. Mais guérir ne signifie pas retourner à l’état antérieur.
En réfléchissant sur la chronologie des événements douloureux de l’histoire du Burundi, les participants ont relevé plusieurs défis. Un des grands défis est celui de pouvoir accepter que notre société est gravement malade pour trouver des remèdes adéquats et durables. Il y a également le fait de vouloir tout justifier par l’ethnie au lieu d’affronter les vrais défis qui handicapent notre société ; la volonté de vengeance  qui règne au sein du peuple burundais, une vengeance  qui s’étend à des innocents.  Mais après tout, les souffrances sont partagées  de part et d’autres, ce qui devrait inciter tous les Burundais à arrêter toute forme de violence et de vengeance afin de vivre ensemble comme des frères et sœurs.
L’Eglise reconnaît que nous devons être humbles  pour comprendre la situation  dans son ampleur. Il faut un travail d’évangélisation en profondeur et prêcher les valeurs de justice, de vérité, d’amour, de réconciliation, de miséricordeetde paix. Malgré les atrocités qu’a connues la société Burundaise, l’Eglise  ne doit pas ignorer qu’il y a des témoignages  concernant les personnes qui ont pris le risque de s’opposer au mal et de protéger les autres, parfois en y laissant la vie. C’est pourquoi dans la démarche de guérison des mémoires, il faut faire la liste des martyrs et des héros.
Le conférencier a également indiqué aux participants des dimensions d’une démarche de réconciliation que l’Eglise du Burundi doit suivre pour guérir les cœurs blessés.
Avant la clôture de l’atelier les Evêques ont promis de poursuivre la réflexion sur le thème de la guérison des mémoires et d’étendre cette initiative à d’autres catégories de fidèles et des actions concrètes seront prochainement adoptées pour aider la société burundaise à guérir de ses blessures et à parvenir à une réconciliation effective.
Abbé Lambert Niciteretse

Nomination de Monseigneur Gervais Bashimiyubusa comme Archevêque de Bujumbura

 

mgr Gervais
Selon un Communiqué de presse de la Nonciature Apostolique au Burundi qui est passé sur les ondes de Radio Maria Burundi ce 24 mars 2018  à 13 h 30, heure de Bujumbura, le Pape François a accepté la renonciation de S.E. Mgr Evariste Ngoyagoye  à la charge pastorale de l’Archidiocèse de Bujumbura, présentée en conformité au canon 401§1 du Code de Droit Canonique. En même temps le Saint-Père a nommé Archevêque de Bujumbura S.E. Mgr  Gervais BANSHIMIYUBUSA, qui était Évêque de Ngozi, le nommant aussi Administrateur Apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis du Diocèse de Ngozi.
Abbé Lambert Niciteretse

Journée de prière et de jeûne pour la paix


Le Secrétariat Général de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi a publié ce 21 février  un communiqué sur les ondes de Radio Maria Burundi pour inviter les fidèles à la Journée de prière et de jeûne pour la paix, qui a été convoquée par le Pape François lors de l’Angélus du 4 février 2018.
Ce communique  commence par rappeler les paroles du Pape lorsqu’il a annoncé cette journée. En effet, le Pape a invité tous les fidèles à une journée spéciale de prière et de jeûne pour la paix, le 23 février prochain, vendredi de la première semaine de carême et cette prière sera offerte en particulier pour les populations de la République démocratique du Congo et du Soudan du sud.
A cette occasion, le Pape François  a affirmé que Notre Père céleste écoute toujours ses enfants qui crient vers Lui dans la douleur et dans l’angoisse, « il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures » (Ps 146,3).  Il a invité chacun à écouter ce cri et à se demander : « Que puis-je faire moi-même pour la paix ? ».
Selon le Pape, nous pouvons certainement prier ; mais pas seulement: chacun peut dire concrètement “non” à la violence pour ce qui dépend de lui ou d’elle car, les victoires obtenues par la violence sont de fausses victoires ; tandis que travailler pour la paix fait du bien à tous.
Le Communiqué appelle par la suite toutes les communautés diocésaines, paroissiales, sacerdotales et religieuses et mêmes les communautés ecclésiales de base, à répondre à l’appel du Saint Père pour prier pour la paix, sans oublier de prier pour le Burundais qui a soif d’une paix durable.
Abbé Lambert Niciteretse

Sensibilisation des Séminaristes sur la pastorale des migrants et des réfugiés

aceac Grand Sem Buja

Dans la soirée du 13 janvier 2018, quatre Evêques congolais qui venaient de participer à la réunion du Comité Permanent de l’ACEAC au Grand Séminaire Saint Jean- Paul II de Gitega sont passés par Bujumbura et ont profité de cette occasion pour rendre visite aux formateurs et aux séminaristes du Philosophicum du Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura.  Il s’agit de S.E. Mgr Gaston RUVEZI, Evêque de Sakania Kipushi, S.E. Mgr Willy NGUMBI, Evêque de Kindu ; S.E. Mgr José MOKO, Evêque d’Idiofa. Ils étaient accompagnés par l’Abbé Jean-Pierre BADIDIKE, Secrétaire Général de l’ACEAC ; l’Abbé Georges KALENGA, 2è Secrétaire Général Adjoint de la CENCO et de Mademoiselle Blondel SILA, Assistante au Secrétariat Général de l’ACEAC.

Au cours de leur entretient,  les Evêques ont d’abord présenté aux séminaristes l’ACEAC et sa mission. Ils ont ensuite expliqué la stratégie de l’Eglise envers les réfugiés en insistant sur les quatre actions : Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.  Avec l’expérience qu’ils venaient d’avoir au camp des réfugiés congolais de Bwagiriza, les Evêques ont partagé aux séminaristes la préoccupation des réfugiés : «  Comment se fait-il que nos pays soient à la fois des pays de stabilité et d’instabilité ? ». Ils ont  indiqué aux séminaristes que la question de la mobilité humaine  ne date pas d’hier et que même l’Enfant Jésus a été réfugié en Egypte.  C’est encore plus une question qui préoccupe notre Sous-Région, ce qui fait que nous ne pouvons pas rester indifférents à ce phénomène. Le Pape François lui-même est le premier à prendre à cœur cette question, et veut nous appeler à la responsabilité. C’est pourquoi nous devons partager cette préoccupation avec le Saint-Père.

Les questions qui ont été posées par les séminaristes étaient de nature à comprendre les causes profondes qui sont à la base des migrants et des réfugiés et les solutions possibles à y apporter. Ils ont également voulu savoir l’action de l’Eglise en matière politique en considérant la médiation qu’a jouée la Conférence Episcopale Nationale du Congo pour résoudre la crise politique.

Les Evêques ont donné des éclaircissements à ces questions et ont montré aux séminaristes que l’intervention de l’Eglise en matière sociopolitique s’inspire de la Doctrine sociale de l’Eglise mais que  sa voix n’est pas toujours entendue. Malgré cela, l’Eglise doit poursuivre sa mission prophétique.
Le Recteur du Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura, l'Abbé Emmnauel GIHUTU,  a beaucoup remercié les Evêques  pour l’entretient combien riche qu’ils venaient de faire aux séminaristes en acceptant d’occuper le temps qui était réservé à la lecture spirituelle. Lui aussi a reconnu que la question des migrants et des réfugiés  doit nous préoccuper tous.

Abbé Lambert Niciteretse

Le camp des réfugiés de Bwagiriza reçoit la visite des Evêques membres du Comité Permanent de l’ACEAC

aceac bwagiriza 3

Les Evêques, membres du Comité Permanent de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC), ont tenu leur réunion statutaire du 09 au 13 janvier 2018 au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega au Burundi. Parmi les points qui ont retenu leur attention figure la question des migrants et des réfugiés, surtout que chacun des trois pays de la Sous-Région (Burundi, RD Congo et Rwanda) héberge un grand nombre de réfugiés : des camps des réfugiés burundais et congolais au Rwanda ; des camps des réfugiés burundais en RD Congo ; des camps des réfugiés congolais au Burundi.  Cette situation qui inquiète plus d’un préoccupe non seulement les dirigeants de ces pays mais aussi les Pasteurs de l’Eglise.
Les causes profondes qui sont à la base de ces réfugiés sont notamment les conflits politiques et ethniques, les guerres, la famine.

Pour manifester la solidarité et l’attention de l’Eglise  aux réfugiés, les membres du Comité Permanent de l’ACEAC ont effectué une visite au camp des réfugiés congolais de Bwagiriza à Ruyigi pendant la journée du 12 janvier 2018.

Avant de se rendre directement à Bwagiriza, les Evêques ont été reçus par le Conseiller Principal du Gouverneur de Ruyigi, Monsieur Valéry NKUNZIMANA, qui leur a souhaité la bienvenue et leur a présenté la situation qui prévaut dans le pays.

aceac gouverneur ruyigi

 

Après avoir précisé l’objet de la visite, le Président de l’ACEAC, S.E. Mgr Smaragde MBONYINTEGE, a  transmis au Conseiller du Gouverneur  un Document du Saint-Siège relatif aux Migrants et Réfugiés : « Vers les Pactes Mondiaux sur les Migrants et sur les Réfugiés 2018 ».  Ce document contient les Vingt points d’intervention pastorale  et les Vingt points d’interventions pour les pactes mondiaux.

aceac document transmission

Arrivés à Bwagiriza, à quelques 18 km du chef-lieu de la Province de Ruyigi, les Evêques ont été reçus par des chants et des danses des réfugiés. Ils ont célébré une Messe à laquelle ont participé les réfugiés eux-mêmes, leurs encadreurs, les représentants du HCR et beaucoup d’autres. Cette messe a été célébrée en swahili et présidée par S.E. Mgr Dieudonné URINGI, Evêque de Bunia.

Au moment des discours, le représentant des réfugiés s’est d’abord réjoui de la présence des Evêques au milieu d’eux.  Il a ensuite exprimé les souffrances et  les difficultés  qu’éprouvent les réfugiés dans ce  camp. Il a déploré  la situation d’instabilité qui continue à régner dans la Sous-Région et qui est à la base de l’affluence des réfugiés : «  Que des Congolais fuient la mort en RDC et soient protégés au Burundi, alors que les natifs de ce pays abandonnent des fois la terre de leurs ancêtres, trouvent asile en RDC, que cela soit le cas  au Rwanda vis-à-vis du Burundi ou de la RDC, est étonnant. Comment comprendre que des responsables garants des constitutions de leurs pays soient plus à même de stabiliser leurs voisins, étrangers, en quête de quiétude, mais qu’ils acceptent parfois dans l’indifférence, l’expatriation de leurs compatriotes ? C’est rigolo ? Qui sont les responsables de cet imbroglio ? ».  En plus de l’instabilité qui règne dans les pays de la Sous-Région et qui hypothèque leur avenir,  ces réfugiés s’inquiètent de l’insuffisance de la ration alimentaire que le HCR leur accorde.
Quant au Président de l’ACEAC, il a  reconnu l’accueil que les réfugiés trouvent dans les trois pays tout en  précisant que la question des réfugiés est une question qui nous dépasse et le remède n’est pas encore trouvé.  « Nous sommes avec le Pape François pour nous occuper de la question des migrants et des réfugiés comme Eglise catholique. Le Pape François est un véritable témoin et fondement de l’Eglise à la recherche de la paix et l’entente des peuples ».  Il a rappelé aux réfugiés le contenu du message de la journée mondiale pour la paix du 1er janvier 2018 en insistant sur les quatre verbes   qui, selon le Pape François sont les quatre pierres angulaires pour l’action envers les réfugiés : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ». Le Président de l’ACEAC en a profité pour présenter l’Abbé Lambert Tonamou, Coordinateur régional de la section « Migrants et Refugiés » pour l’Afrique du Dicastère pour le service du Développement Humain Intégral. Ce représentant du Saint-Siège a  insisté sur ces quatre verbes pour expliquer la stratégie de l’Eglise  pour traiter la question  des migrants et des réfugiés.
Mgr Smaragde a promis que les Evêques continueront à plaider auprès de tous les hommes et femmes de bonne volonté pour qu’il y ait la paix dans la Sous-Région.

Caritas Burundi avait apporté des aides constituées de vivres, d’habits et de matériel scolaire pour les enfants et après la Messe, les Evêques ont procédé à la distribution de ces aides.
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Le Camp des réfugiés de Bwagiriza a été ouvert en 2009. Selon les données du HCR, au 31 décembre 2017, ce Camp comptait une population de 8.925 personnes  réparties dans 1657 familles, originaires majoritairement de la RD Congo (Sud Kivu et du Katanga). Les femmes représentent 51% contre 49% pour les hommes.

Abbé Lambert Niciteretse

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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