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Les communautés chrétiennes du Burundi doivent être des lieux de guérison et de réconciliation


Du 27 mai au 1er juin 2018,   la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  a organisé  au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Gitega  un atelier sur la guérison des mémoires. Les participants à cet atelier  étaient les Evêques, les Vicaires Généraux, les responsables de quelques services interdiocésains  et les Recteurs des Grands Séminaires. Le Père Bernard Ugeux, Missionnaire d’Afrique, a animé cet atelier.  Entre autres thèmes abordés, il a indiqué aux participants quelques dimensions d’une démarche de réconciliation.
Parmi ces dimensions la vérité vient en premier lieu. Il faut nommer le mal par son propre nom et faire la vérité sur les offenses, sans quoi il n’y a pas de guérison pour les victimes ni de réconciliation possibles. Il y a la mémoire : ne pas nier ce qui s’est passé mais en garder le souvenir, pour éviter que le mal se reproduise. La repentance est une autre dimension d’une démarche de réconciliation. Elle consiste à reconnaître sa faute en la regrettant ; c’est assumer sa responsabilité. Il y a en plus la justice. Celle-ci consiste à rendre à chacun son dû et sa place, à reconnaître les droits et les devoirs de chacun, à faire la part des choses ainsi qu’apporter la rétribution nécessaire. Toutefois, ce n’est pas parce que quelqu’un a pardonné au coupable qu’il n’a pas  le droit à la  justice ou à la réparation.
Quant au pardon, il est à reconnaître que le premier bénéficiaire du pardon est celui  qui pardonne. Il est libéré de la rancœur et de la soif de vengeance. Il peut retrouver la paix. Le pardon ne s’impose pas. C’est une grâce à demander et le chemin à parcourir est parfois long avant d’être capable de pardonner vraiment. Pardonner ce n’est pas  nier l’offense, ce serait une fausse paix. Ce n’est pas non plus espérer que tout sera comme avant l’offense.
Les deux autres démarches de la réconciliation sont l’amour et la guérison.  Le pardon est le sommet de l’amour, l’au-delà du don, après la déception et l’offense. L’amour  des ennemis est une grâce à demander et sans doute l’acte le plus difficile, même pour un chrétien. Cela demande du temps et de la patience. La guérison quant à elle peut avoir comme cause la réconciliation ou au moins le pardon.  Parfois le pardon entraîne la guérison, parfois c’est la guérison  du traumatisme qui permet d’aller jusqu’au pardon.  Il est à signaler qu’être guéri ne signifie pas forcément revenir à l’état antérieur ni ne plus ressentir aucune souffrance. Mais c’est arriver à un nouvel équilibre où on a pu re-choisir la vie.
Après avoir été informé sur  ces dimensions, les participants à l’atelier  se sont rendu compte  qu’elles peuvent inspirer les communautés chrétiennes burundaises pour parvenir à une bonne guérison des mémoires qui conduit à une vraie réconciliation.


Abbé Lambert Niciteretse

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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