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Grand Séminaire St Pierre Claver de Burasira

1. Note historique

burasira1Le Grand Séminaire de Burasira se trouve dans le diocèse de Ngozi et est bâti dans un coin le plus reculé et bien enclavé, comme l’ont voulu les Pères fondateurs de ce Séminaire. Il est érigé sur le bassin du Fleuve Ruvubu, duquel il tient, jusqu’à nos jours, un barrage autonome et privé pour l’alimentation en électricité, de tout l’édifice du même Séminaire.

Le Séminaire est situé sur l’axe entre deux provinces classées respectivement comme deuxième et troisième villes du pays : Gitega étant à presque 60 km et Ngozi à 30 km de distance. Cet axe porte le nom de Route Nationale (RN 15) et il est en train d’être macadamisé, ce qui permettra le désenclavement du Séminaire.

L’Eglise du Burundi porte le souci constant de former de futurs pasteurs dont le peuple de Dieu a besoin en répondant au vœu de notre Seigneur Jésus Christ de prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson car la moisson est abondante. Le Grand Séminaire est une pépinière ouverte aux jeunes qui ont exprimé leur désir de se consacrer au Seigneur dans le sacerdoce ministériel, et qui, pour cet effet, sont estimés idoines, après avoir terminé avec succès, leurs études des Humanités générales complètes.

Ainsi, le Séminaire dans ses débuts a pour ambition la formation humaine et spirituelle, celle intellectuelle, pastorale et missionnaire des futurs ministres dans le champ du Seigneur. Jusqu’à maintenant, il a déjà formé beaucoup de centaines de prêtres qui sont à l’œuvre dans la vigne de Dieu et parmi eux figure la majorité des Evêques des diocèses du Burundi.

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Les premierburasira3s missionnaires pénètrent au Burundi le 30 juillet 1879, précédant de peu les colons allemands. Ils étaient des pères de la Société des Missionnaires d’Afrique,communément appelés Pères Blancs, fondée par le Cardinal Lavigerie en 1868. Six ans plus tard, le 10 décembre 1895, le Burundi était rattaché au Vicariat Apostolique de l’Unyanyembe (une région de la Tanzanie actuelle) dirigé par Mgr François Gerboin. Le 23 mai 1898, le premier poste de mission était finalement fondé à Muyaga, l’Est du Pays, après que deux de ces missionnaires eurent payé de leur sang leur tentative de s’installer à Rumonge, sur les rives du Lac Tanganyika.

Mgr Gerboin devait ensuite fonder le petit séminaire d’Ushirombo (dans l’Unyanyembe toujours) où devait se rendre à pied les tout premiers séminaristes burundais ; c’était en 1908. Dès 1912, le Burundi fut rattaché au Vicariat Apostolique de Kivu (RD Congo) confié à ce moment-là à Mgr Hirth. Cinq ans plus tard, le premier Grand Séminaire de ce Vicariat était fondé à Kabgayi (au Rwanda) pour recevoir à la fois les grands séminaristes de ce pays et du Burundi voisin.

De 1922 à 1949, le Burundi était érigé en un Vicariat Apostolique à part, confié successivement à Mgr Gorju et à Mgr Antoine Grauls depuis 1936. A l’époque, c’est-à-dire en 1922, le Burundi ne comptait que 5 missions avec 15.000 fidèles. Mais déjà en juillet de la même année, la seule mission de Muyaga comptait 6 grands séminaristes. Et il plut à Dieu que le 19 décembre 1925 les deux premiers diacres burundais furent déjà ordonnés prêtres par Mgr Gorju. C’est dans ce contexte d’évolution rapide que fut fondé à Mugera le premier petit séminaire du Burundi. C’était le 1er février 1926. En 1936, le Vicariat Apostolique de l’Urundi (ainsi dénommé) comptait 20 missions avec un total de 196 000 fidèles. C’est au cours de cette même année que fut fondé le Grand Séminaire de Nyakibanda (au Rwanda). En 1941, ce séminaire était pratiquement surpeuplé avec un effectif de 140 séminaristes pendant que le Vicariat Apostolique de l’Urundi comptait 32 missions avec plus de 600 000 fidèles. C’est alors qu’un Décret Romain autorisa l’ouverture d’un premier philosophicum au Burundi ; précisément à Burasira, dans le nouveau Vicariat de Ngozi fondé la même année.

Ainsi, le 2 février 1951, le Séminaire Saint Pierre Claver de Burasira ouvrit pour la première fois ses portes pour accueillir des séminaristes des Vicariats du Rwanda, du Kivu et de deux Vicariats de l’Urundi : Gitega et Ngozi. Le 10 septembre 1952, Burasira fut érigé en Séminaire complet pour ne former que les seuls séminaristes du Burundi. Par voie de conséquence, dès 1959, les séminaristes rwandais quittèrent Burasira pour rejoindre Nyakibanda pendant que les séminaristes burundais qui étaient là regagnaient Burasira.

 

Déjà au cours de l’année académique 1957-1958, Burasira comptait 80 séminaristes, auxquels s’ajoutaient 4 autres envoyés aux études dans les universités étrangères. En 1958, les missions au Burundi étaient déjà au nombre de 50 et totalisaient 1.100.000 fidèles. Il y avait 54 prêtres burundais incardinés dans les deux Vicariats. Peu après, le nouveau Vicariat d’Usumbura fut érigée, le 18 juillet 1959, avec à sa tête le premier Evêque burundais, Ntuyahaga Michel. En 1960, les trois Evêques du Burundi ensemble demandèrent de créer le Grand Séminaire de Bujumbura, sous le patronage de Saint Jean-Marie Vianney, et de faire de Burasira un Séminaire moyen ne comptant que les classes supérieures du niveau secondaire. C’est ainsi que dès octobre 1963, le Grand Séminaire Saint Curé d’Ars ouvrit ses portes avec 64 séminaristes des deux cycles de philosophie et de théologie. Géré jusqu’alors par la Société des Missionnaires d’Afrique, ce Séminaire fut confié en 1966 à l’autorité de la Conférence Episcopale du Burundi par la Sacré Congrégation pour la Propagation de la Foi. Mais sa direction resta aux mains du Père Joseph Keuppens qui l’avait assuré depuis 1951. Cela dura jusqu’en 1968, date à laquelle fut nommé le premier recteur issu du clergé diocésain ou clergé indigène, selon l’expression de l’époque.

En 1982, le même Séminaire de Bujumbura fut affilié à l’Université Urbanienne de Rome et habilité à délivrer le baccalauréat en philosophie et en théologie. L’évolution de la situation socio-politique et le nombre croissant des demandes d’entrées au grand séminaire amenèrent la Conférence des Evêques à se tourner de nouveau vers Burasira, en 1985, pour y installer le « theologicum » tandis que le « philosophicum » et la propédeutique restaient à Bujumbura.

Dans les années qui ont suivi cette décision, le nombre de candidats au grand séminaire ne cessa d’augmenter, suite à l’accroissement des effectifs dans les écoles secondaires et à un meilleur service d’animation des vocations dans les diocèses. Très vite les Evêques commencèrent à redouter que Bujumbura et Burasira ne s’avèrent un jour incapables d’accueillir tous les grands séminaristes. Aussi décidèrent-ils dans la suite la création d’un autre grand séminaire, section de théologie.

Finalement en 2004, Burasira accueillit la première année de Philosophie en plus d’une propédeutique et en 2009, Burasira hébergea un cycle complet de Philosophie à côté d’une propédeutique unique pour tous les diocèses.

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Une grande révolution « copernicienne » survint en cette période-là. Conformément au Décret de Réforme des Etudes Ecclésiastiques de philosophie promulgué par la Congrégation pour l’Education Catholique, le 28 janvier 2011, la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi (CECAB) décrète ce qui suit:

• Le Cycle de formation en philosophie dans les Grands Séminaires du Burundi a une durée de trois ans (six semestres) à partir de l’Année Académique 2012-2013.
• L’année de propédeutique obligatoire avant l’entrée en philosophie est supprimée à partir de l’année Académique 2012-2013. Les objectifs précédemment assignés à l’année propédeutique sont intégrés dans le trienium philosophique.
Et à cet effet pour la première fois, le Grand Séminaire de Burasira vient d’obtenir son Affiliation auprès de l’Université Pontificale Urbanienne de Rome, par le décret signé par le Préfet de la Congrégation des Instituts Catholiques, le 18 juin 2014.

 2. Objectifs de la formation

Avec son entrée en son 64 ème anniversaire de sa fondation, le Grand Séminaire St Pierre Claver de Burasira est une maison de formation qui, depuis 1951, reste l’espoir de l’Eglise et de la nation burundaise. Ici, l’Esprit du Seigneur a fait mûrir de nombreuses et saintes vocations sacerdotales qui ont permis au même Seigneur de la moisson de combler les attentes de son Eglise. Cette bienveillante action de Dieu continue sans embûches et suscite en nous l’inoubliable devoir de louer Dieu et de lui rendre grâce.

Les qualités humaines authentiques sont le fondement même de tout l’être sacerdotal. Ainsi le prêtre doit posséder les qualités d’un vrai mushingantahe. Ce vocable renferme en lui-même un contenu de valeurs culturelles burundaises très significatives qu’il ne faudrait pas perdre malgré la pression de certainesidéologies ou considérations politiques réductrices.

Ainsi un vrai mushingantahe est doté des qualités que nous voulons retracer sans toutefois prétendre être exhaustifs. C’est un homme qui a une maturité humaine, affective, psychique qui le rendent capable de se conduire et de pouvoir conduire les autres ; c’est un homme doté des qualités d’un vrai leader de communauté, à savoir : la communion, l’unité, la collaboration,la coresponsabilité, la tolérance, le respect des autres et de soi, la discrétion, l’écoute, la compassion pour les autres, surtout les pauvres et les malheureux ; c’est un homme bienveillant, rassembleur, accueillant, homme de paix et de réconciliation, qui sait gérer ses biens et ceux de la communauté dans l’honnêteté et la transparence ; un homme ayant un sens de la vérité et de la mesure, de l’équité et de la justice, capable d’affronter les difficultés de la vie, sans faux-fuyant mais avec lucidité.

Au niveau du projet éducatif du Séminaire, nous trouvons ainsi des instruments adéquats pour mener bien cette noble tâche :

- La formation humaine qui se consolide à travers la vie en communauté, les relations sociales, les équipes de vie…
- La formation spirituelle à travers la vie de prière, la vie liturgique, la vie sacramentelle et les diverses célébrations, retraites et recollections…
- La formation intellectuelle à travers les cours, les sessions et conférences, travaux de recherche personnelle ou dirigée… autant d’outils nécessaires pour comprendre les défis qui hantent le monde moderne et se préparer ainsi aux études théologiques.
- La formation pastorale et missionnaire à travers les activités apostoliques, les mouvements d’action catholique et les œuvres de charité.

                                                                                                       Abbé Daniel NIZIGIYIMANA
                                                                                                              Recteur

Conférence des Evêques Catholiques du Burundi

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