L’oeuvre de miséricorde de l’Eglise du Burundi en faveur des réfugiés burundais qui vivent à Kigali au Rwanda

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A l’occasion du 3è Congrès de l’Afrique et Madagascar sur la Miséricorde divine  qui  s’est tenu du 9 au 15 septembre 2016 au Sanctuaire de Kabuga à  Kigali, l’Eglise du Burundi a  fait une œuvre de miséricorde en faveur des réfugiés burundais qui vivent à Kigali au Rwanda.

La délégation burundaise composée de 33 participants  provenant de sept diocèses du Burundi, était conduite par S.E. Mgr Gervais Banshimiyubusa, Evêque de Ngozi et Président de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi  et S.E Mgr Simon Ntamwana, Archevêque de Gitega.

Parmi les activités qui étaient prévues par le Congrès figurent  les missions populaires, c’est-à-dire des visites vers les lieux de misère. Cette activité était programmée dans l’après-midi du 13 septembre 2016. Les congressistes étaient invités à se rendre à différents lieux de misère dans la  ville de Kigali comme les hôpitaux, les prisons, les centres des handicapés, les orphelinats, etc… C’était une occasion pour les congressistes de faire des œuvres de miséricorde en faveur des personnes qui vivent dans la misère.



Pendant ce moment de missions populaires, la délégation burundaise  a choisi comme œuvre de miséricorde  de rencontrer les réfugiés burundais qui vivent dans la ville de Kigali. Pour cela, une messe a été organisée et célébrée au Sanctuaire même de Kabuga avec la participation massive des réfugiés burundais afin de prier pour la paix au Burundi.   

Après la messe, les Evêques ont fait un petit entretien  avec ces réfugiés. Constatant la misère dans laquelle vivent ces réfugiés burundais au Rwanda, les Evêques leur ont adressé une parole d’espérance et de réconfort en les encourageant à prier sans cesse pour que la situation au Burundi s’améliore afin qu’ils puissent rentrer sans tarder dans leur patrie.

Partant de l’expérience du peuple d’Israël qui était en exil à Babylone  pendant 40 ans, les Evêques ont encouragé ces réfugiés burundais. En effet, les Israélites  n’ont jamais perdu leur foi dans le Seigneur, ils sentaient toujours que le Seigneur était avec eux et qu’il ne les abandonnait pas. C’est pourquoi ils restaient unis et vivaient dans la solidarité.  Ainsi les réfugiés burundais en exil doivent adopter la même attitude du peuple d’Israël dans l’espérance de retourner un jour au Burundi.

Les Evêques ont demandé aux réfugiés de rester fortement  attachés au Seigneur,  de garder  la foi et l’unité entre eux  et de vivre dans la solidarité les uns avec les autres. A ces réfugiés, les Evêques ont donné un conseil sage: « ne jamais emprunter la voie de la violence ». Cette voie, insistent les Evêques, n’aboutit pas, elle ne fait qu’ajouter du drame au drame. Ils ont aussi rappelé que l’Eglise ne soutient jamais cette voie. Le souhait de l’Eglise est que la situation au Burundi s’améliore afin que tous les réfugiés rentrent et que tous les Burundais vivent dans la tranquillité.

Quant à ces réfugiés, ils souhaitent rentrer au Burundi le plus tôt possible et apprécient  le fait que l’Eglise s’intéresse à leur situation. Ils n’ont pas oublié d’exprimer les difficultés qu’ils éprouvent en tant que réfugiés : difficulté de vivre leur foi, des jeunes qui sont dans l’impossibilité de poursuivre leurs études, la pauvreté, le découragement, etc.  Face à tout cela, les réfugiés burundais demandent d’être assistés et souhaitent que la situation au Burundi se normalise afin qu’ils rentrent le plut tôt possible.   Les Evêques  précisent que l’Eglise ne les abandonnera pas et qu’elle continuera à prier pour eux.

Abbé Lambert Niciteretse.