HOMMAGE AU PERE AMAND KANA          MERCI POUR LE FOYER DE CHARITE

 HOMMAGE AU PERE AMAND KANA           MERCI POUR LE FOYER DE CHARITE

         

  1. Merci pour le Foyer de charité divine qu’allume, attise et entretient le Foyer originaire de la Sainte et ineffable Trinité. Foyer de joie et de paix ; oasis qui désaltère, rassérène et redonne l’espérance aux cœurs assoiffés et désemparés. Arbre géant dont le feuillage protège de la canicule spirituelle.
  2. Vous êtes une famille où le maître-mot est l’accueil. Vous ressemblez au Patriarche Abraham qui a reçu avec empressement les trois voyageurs (cf. Gn 18, 1-15) ; Vous ressemblez à la Vierge Marie qui a, humblement, accueilli le Verbe de Dieu pour la gloire du Père et le salut de l’humanité( cf Lc 1, 26-38) ; Vous ressemblez à la Vénérable Elisabeth qui a reçu dans l’allégresse la Mère du Verbe (cf Lc 1, 39-46); vous ressemblez à la petite Marie de Béthanie qui a accueilli le Fils de Dieu fait chair ( cf. Lc 10, 38-42). Oui, de partout ls gens assoiffés d’eau vive que donne le Messie ( cf.Jn 4, 10) affluent vers vous tout au long de l’année. Et c’est à peine que, comme le Maître, vous avez le temps de restaurer ( cf. Mc 3, 20 ).
  3. Votre accueil ouvre un grand accueil du Seigneur Maître et Chef Suprême du Foyer. Votre silence prépare à la rencontre de la Présence du Tout Autre (cf I R 19, 11-12). L’Heure sainte, sur fond de silence intérieur et extérieur, rappelle l’essentiel : se laisser regarder et aimer (cf. Mc 10,21) par Jésus-Eucharistie. Il veut regarder et non apercevoir ses amis. Oui, le silence n’est-il pas condition de présence réelle et authentique à soi-même, à l’Autre, au prochain et au monde ? Votre silence, loin d’être vacuité, est un silence rempli de la grande présence du Tout Autre qui attire à Lui tout ce monde. Et chacun repart guéri, soulagé et apaisé (cf. Mt 11, 28).
  4. Que de chrétiens désenchantés, blasés ont été réconfortés ! Merci.

           Que de couples au bord de la rupture ont été resoudés ! Merci.

           Que de jeunes désemparés et ballotés par les vents du désespoir et du découragement ont retrouvé le sens de la vie et la joie de vivre ! Merci.

           Que de prêtres au bord de l’acédie, de la torpeur, de l’aigreur et de l’agitation ont recouvré la joie du sacerdoce et de leur ministère ! Merci.

           Que de consacrés en proie à la nuit du doute ont été affermis dans leur sequella Christi ! Merci

           Que de curieux ont voulu goûter à la beauté de votre liturgie et à la quintessence de vos messages en ont été mordus jusqu’au plus profond d’eux-mêmes! Merci.

  1. Oui, votre disponibilité, votre attention dans l’écoute empathique, votre flexibilité et adaptation à tout groupe forcent l’admiration de vos retraitants.
  2. L’Esprit est à l’œuvre dans son Foyer. L’Esprit n’est-il pas ce Foyer où brûle le feu de l’amour allumé par le Fils (cf Lc 12 , 49) et le Père afin d’embraser toute l’humanité ! Comme l’apôtre Paul, l’Esprit vous a appris à vous faire un avec tous ( cf. I Cor 9, 22) afin de les gagner au Christ pour la gloire du Père. Merci.

        Le Foyer est un don de Dieu à l’Eglise et à l’humanité. C’est une maison ouverte à la vie et à l’espérance. Merci.

  1. Comment ne pas évoquer votre promptitude et ponctualité qui s’inscrivent dans le Oui premier de Jésus à son Père : « Me voici ô Père pour faire ta volonté» (cf Hb 10, 5). Merci.

          De fait, l’amour ne saurait traîner les pieds (cf. Lc 1, 39) au risque de compromettre le dessein du Seigneur qui nous attend. Car, Lui est toujours ponctuel !

  1. Le service de la vaisselle auquel vous associez les retraitants est une leçon en silence. Ne nous rappelle-t-il pas que le Fils de l’homme est venu pour servir ? (cf. Mt 20, 28). N’est-il pas une occasion propice de renouer avec l’humilité ? ( cf.Ph 2, 6-11). N’est-ce pas une opportunité de redécouvrir, à nouveaux frais, la grandeur de la solidarité au quotidien ? Ne permet-il pas  de réfléchir sur l’importance de la collaboration, de la complémentarité dans les différents domaines de notre vie socio-ecclésio-professionnelle ?
  2. Le foyer est une école où le Christ est le Maître (cf. Mt 23, 8-10). C’est bien lui qui se cherche les apprenants et les fait passer par vos soins. Vous savez les laisser grandir en vous effaçant, comme le Précurseur, pour mieux être les christophores ! Vous êtes conscients que vous restez leurs humbles serviteurs, car votre gloire est que chaque élève rencontre le Christ. Daigne le Seigneur bénir cette Famille et tous ceux qui la visiteront.

Abbé Eugène NSANZERUGEZE