L’ARCHIDIOCESE DE BUJUMBURA OUVRE L’ANNEE PASTORALE 2022-2023

L’ARCHIDIOCESE DE BUJUMBURA OUVRE L’ANNEE PASTORALE 2022-2023

L’Archevêque de l’Archidiocèse de Bujumbura, S.E. Mgr Gervais Banshimiyubusa, à l’occasion de son 22ème anniversaire d’ordination épiscopale, a procédé, ce Samedi 17 septembre 2022, au lancement officiel de l’année pastorale 2022-2023, à la Paroisse Cathédrale Regina Mundi.

Les cérémonies ont débuté par une célébration Eucharistique présidée par S.E. l’Archeveque dans laquelle concélébraient l’Archevêque émérite S.E. Mgr Evariste Ngoyagoye, le Vicaire Général, Mgr Anatole Ruberinyange, les Vicaires Episcopaux des quatre Vicariats de l’Archidiocèse, et le représentant des Congrégations missionnaires.

Etaient également présents à cette cérémonie, les prêtres de l’Archidiocèse, les consacrés, les représentants des laïcs réunis dans les commissions paroissiales pastorales, ainsi qu’une immense assemblée de fidèles venus de différentes paroisses de la ville de Bujumbura.

Parmi les hauts dignitaires du pays, l’on peut citer l’Ombudsman, Honorable Edouard Nduwimana, l’Ex-Président de la République du Burundi, S.E. Sylvestre Ntibantunganya et l’Epouse d’un autre Ex-Président de la République du Burundi, Mme Oda Ndayizeye, épouse de S.E. Domitien Ndayizeye. Des Leaders d’autres Confessions religieuses n’avaient pas aussi manqué d’honorer cette cérémonie, dont le plus remarquable a été S.E. Mgr Eraste Bigirimana, Archevêque de l’Archidiocèse Anglican de Bujumbura.

Le discours attendu laissait transparaître deux facettes du message du jour, à savoir le bilan de l’année pastorale écoulée et les attentes par rapport à l’année pastorale 2022-2023, la deuxième du quinquennat déjà planifié, dont le thème est : «Edifions l’Eglise-Famille par l’accueil et la mise en pratique des enseignements du Magistère comme les premiers chrétiens» !

La première partie du discours de l’Archevêque de Bujumbura n’était qu’une sorte de bilan de l’année pastorale écoulée, quoique présenté de façon sommaire. Il est revenu sur le thème principal dont l’essentiel des activités suggérées étaient centrées sur l’édification de l’Église-Famille en possédant la Parole de Dieu, en la lisant et en la mettant en pratique, et a ensuite présenté les différentes réalisations de cette année écoulée.

Il a souligné que les acquis de l’année pastorale 2021-2022 ne doivent pas rester seulement une histoire vécue, mais plutôt des piliers destinés à plutôt soutenir le reste du poids de tout l’édifice en cours de construction. Il a indiqué qu’Il n’est nullement pas question de considérer comme archives les acquis de l’année pastorale écoulée, mais plutôt de voir les réalisations attendues comme des prolongements de ceux-ci!

Il a demandé à l’Assemblée présente de se réjouir de ce qui a été fait durant l’année écoulée et de rendre grâce au Seigneur : l’intronisation de la parole de Dieu dans les paroisses pour consolider la foi, une forte demande des Saintes Bibles (à tel point que pour la première fois la demande a été de loin supérieure à l’offre), des récollections organisées et centrées sur le thème de l’année, la mise sur pied des groupes de lecture de la Parole de Dieu, pour ne citer que cela. 

Et de proclamer alors le niveau d’atteinte des objectifs fixés, 60%, un taux qui, selon lui, est satisfaisant, vu que l’année 2021-2022 pouvait d’ailleurs être considérée comme une année d’essai. «En fait, c’était pour la première fois que l’Archidiocèse fonctionnait en suivant un plan clair incluant toutes les couches de la famille archidiocésaine», a-t-il rappelé, signalant que la part non réalisée n’est pas abandonnée, mais qu’elle sera incorporée dans les réalisations de l’année pastorale qui commence.

L'année pastorale qui commence est, dans l’entendement de l’Archevêque, ou du moins selon le plan quinquennal de l’Archidiocèse de Bujumbura, centrée dans le prolongement de l’édification de l’Eglise-Famille, mais cette fois-ci en mettant une plus grande dose dans les enseignements du Magistère à la lumière des premiers chrétiens.

La lecture du jour le rappelait d’ailleurs, et l’Archevêque s’y est fondé dans son discours, les premiers chrétiens étaient caractérisés par leur assiduité à venir écouter les enseignements des apôtres ; de la même manière ces derniers, eux aussi ne cessaient de manifester leur zèle à consacrer leur vie à l’Evangile.

S.E. Mgr Gervais a alors interpellé les prêtres et les membres des communautés nouvelles (mouvements fondés sur le renouveau Evangélique), à redoubler d’efforts pour donner des enseignements de fortification dans la foi au reste des fidèles afin d’arriver à contrer les «faux prophètes» devenus nombreux ces derniers jours et qui déroutent les fils de Dieu, les chrétiens Catholiques crédules.

Sans insistance sur l’achat massif des documents renfermant les enseignements du Magistère, car sont chers, il a proposé une série de livres qui ne devront pas manquer dans les rayons des Bibliothèques paroissiales, ne fut-ce que pour être consultés par quiconque en aurait le besoin. En plus de la Bible déjà intronisée dans toutes les communautés chrétiennes de l’Archidiocèse et des paroisses, il a ordonné l’approvisionnement en certains documents importants de l’Eglise Catholique comme: le livre du Catéchisme de l’Eglise Catholique (qui résume la foi, l'enseignement et la morale de l'Église catholique); les Documents du Concile du Vatican-II (qui promeut le développement de la foi Catholique, le renouveau moral de la vie chrétienne et l'adaptation des enseignements de l'Église aux besoins du temps présent); et le Compendium de la doctrine sociale de l'Église qui interpelle la bonne volonté de s'efforcer de servir le bien commun.

Aux chrétiens Catholiques en général, il ne leur a demandé qu’une chose: se rendre disponibles chaque fois qu'ils seront invités à ces enseignements. «Si vous n’acceptez pas de recevoir les enseignements du Magistère, vous ne saurez pas résister aux enseignements anti-Christ», a-t-il renchéri.

Après la célébration Eucharistique à la Paroisse Cathédrale Regina Mundi, les cérémonies se sont poursuivies à l’Archevêché, en zone Gihosha pour des agapes fraternelles.

Michel Nibitanga, CEDICOM