

C’était le 18 janvier, qu’a eu lieu la fête de Notre Dame des Pauvres de Banneux, dans la paroisse dédiée à « Notre Dame du Perpétuel Secours » de Busiga, diocèse de Ngozi, au cours de l’Eucharistie, présidée par Monsieur l’Abbé Jean Paul BUTOYI, Vicaire de cette Paroisse.
Dans son homélie, il a indiqué que ce dimanche avait un caractère spécial. De fait, parmi les fidèles, se trouvait un groupe de fidèles qui fêtent leur Patronne, Notre Dame de Banneux. La célébration a été reportée parce la date du 15 janvier est tombée au milieu de la semaine.
En peu de mots, il a précisé l’origine de cette fête : en 1933, la Vierge est apparue à une jeune fille, Mariette, en Belgique, lui donnant mission de demander aux autorités de l’Eglise de lui bâtir une petite chapelle à cet endroit. Ces dernières ont exécuté la demande et y ont introduit sa statue. Désormais, beaucoup de pèlerins viennent se jeter aux pieds de Notre Dame et de nombreux miracles sont opérés en faveur des pauvres. Et qui sont ces pauvres ? C’est tout le monde. Car, a renchéri l’Abbé Jean Paul, tous manquons de quelque chose. Et avons besoin les uns des autres.

Par la suite, dans la grande salle du Centenaire de la paroisse, ce fut un rassemblement de tous les participants (environ 700), pour partager le repas fraternel dans une très bonne ambiance entrecoupée de chants, de danses, de sketchs, de discours, etc. Comment ne pas évoquer la présence tranquille mais combien édifiante des Sœurs Bene Mariya de Busiga qui ont pris l’initiative de marquer la proximité auprès de ces ‘‘blessés de la vie’’ pour les tirer de leur isolement où ils souffraient de la faim, de la solitude, des maladies, sans aucune assistance. Elles les ont regroupés depuis cinq ans à la paroisse pour les soutenir humainement, moralement et spirituellement.
Sœur Véronique NGADAKUBWAYO a pris les devants pour leur a apprendre à prier et à s’entraider dans le travail des champs qu’ils louaient ou recevaient de la paroisse. Ce n’est plus comme auparavant où ils se contentaient de mendier, entachant ainsi leur dignité.La sœur a indiqué aux invités le statut de ces familles : les personnes âgées, les veufs, les veuves, les boiteux, les aveugles, les orphelins, les enfants de la rue, les jeunes sans emploi, etc. La plupart d’entre eux étaient païens, mariés irréguliers, filles-mères …
C’est ainsi que dans leur accompagnement, la sœur commence par la prière communautaire suivie de l’enseignement, et après, le labour des parcelles, l’élevage du petit bétail etc... Il est admirable de voir leur solidarité : les plus forts au service des plus faibles et le partage mutuel de ce qu’ils récoltent ; ce qui entraine les personnes généreuses à leur offrir quelques dons, comme des vivres, des semences, du fumier, de l’argent en cas de besoins urgents. Aujourd’hui, toute personne qui s’approche d’eux et découvre leur transformation intérieure et extérieure loue le Seigneur qui n’abandonne pas les siens et qui leur a donné la Mère Marie qui intercède et veille sur eux. Elle est la cause de la joie des pauvres et tout le monde exulte avec eux.
Rappelons que la Parole de référence de ce groupe est : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît » ( Mt 6,32-33).
Que la Vierge des Pauvres soit connue et louée par tous les pauvres qu’elle enrichit par ses multiples bienfaits.
Sœur Gemma NDINZIMISI
Bene Mariya