

Identité et Mission du prêtre aujourd'hui.
Dans les enceintes de la Procure Sainte Anne de CIBITOKE, les prêtres du diocèse catholique de BUBANZA se sont rencontrés en retraite spirituelle, juste à la veille de l'ouverture de l'année pastorale 2026-2027. Le thème global qui a retenu leur méditation durant la semaine du 20 au 25 septembre 2026 était ainsi formulé : « L'identité et la Mission du prêtre dans le monde d'aujourd'hui ». Le prédicateur de cette retraite était Mgr Nestor NIYOKINDI, Vicaire général de l'archidiocèse de GITEGA.
En développant ce thème, il a précisé que le monde où le prêtre vit et exerce sa mission aujourd’hui, est un monde marqué par des profondes bouleversements théologiques, structurels, sociologiques même au sein de l'Eglise et que face à cette mutation, le prêtre ne se définit pas par sa sacralité mais par ce qu'il est. En effet, a-t-il poursuivi et parlant du contexte burundais, le prêtre exerce son ministère dans un contexte particulier où il doit être un artisan de paix, de justice et de réconciliation, étant donné que le Burundi a connu tant d'années de guerres fratricides, des conflits identitaires et inter-ethnique.

Ainsi le prêtre doit s'investir dans la guérison des mémoires et être un prophète de la justice sociale. Il est appelé à élever la voix face à l'injustice, la corruption, les violations des droits humains, en promouvant la culture de la vérité. Le prêtre doit être un acteur de développement et d'accompagnement social, a-t-il souligné. Il est un pasteur de proximité. Sa mission intègre la dimension prophétique de la charité : être la voix des sans voix, les pauvres, la périphérie et doit animer les communautés ecclésiales de base car le tissu burundais repose sur les communautés de base.
Pour arriver au bout de sa mission, a-t-il encore martelé le prédicateur, le prêtre aujourd'hui doit faire face à des défis qui peuvent bloquer l'épanouissement de sa mission et bloquer les âmes. Ici on citerait le matérialisme économique, la pression de la solidarité familiale, la collaboration avec les laïcs, surtout les femmes et les filles actives dans la pastorale. C'est pourquoi, sa mission est profondément incarnée dans le monde. Il doit être là où le Christ le veut et ce dernier, Grand Prêtre, le veut prêtre, l'oint dans ce monde. C'est-à-dire être dans le monde sans être du monde (Jn 17,9-19). Dans ce contexte, le prêtre doit adopter une attitude digne de son identité: vivre dans le Christ (Ga 2, 19-20); se connaître toujours brebis (Mt10, 16); accepter le monde comme lieu de notre mission sacerdotale ; renouveler son union intime avec Dieu par la vertu théologale de la foi; retrouver les repères dans ce monde sans repères en identifiant les coordonnées visibles et invisibles.
Pour arriver au bout de sa mission, a-t-il encore martelé le prédicateur, le prêtre aujourd'hui doit faire face à des défis qui peuvent bloquer l'épanouissement de sa mission et bloquer les âmes. Ici on citerait le matérialisme économique, la pression de la solidarité familiale, la collaboration avec les laïcs, surtout les femmes et les filles actives dans la pastorale. C'est pourquoi, sa mission est profondément incarnée dans le monde. Il doit être là où le Christ le veut et ce dernier, Grand Prêtre, le veut prêtre, l'oint dans ce monde. C'est-à-dire être dans le monde sans être du monde (Jn 17,9-19). Dans ce contexte, le prêtre doit adopter une attitude digne de son identité: vivre dans le Christ (Ga 2, 19-20); se connaître toujours brebis (Mt10, 16); accepter le monde comme lieu de notre mission sacerdotale ; renouveler son union intime avec Dieu par la vertu théologale de la foi; retrouver les repères dans ce monde sans repères en identifiant les coordonnées visibles et invisibles.

Mgr Nestor a invité les prêtres à revivre la grandeur de la vie sacerdotale, comme une histoire sacrée, une réponse du don de soi en prenant la route du Saint Esprit. Cette forme de vie est fondée sur l'appel, la grâce et la transcendance. Ainsi, le prêtre dans ce monde en mutation doit regarder tout dans le cœur de Jésus pour aimer tendrement comme le même cœur de Jésus en promouvant la charité pastorale qui s'articule dans un dynamisme intérieur du prêtre à la manière de Jésus. C'est à dire dans la pastorale, dans les communautés, le prêtre doit avoir des yeux tendres, des yeux du cœur tendre de Jésus, avoir de la compassion qui exige de s'arrêter devant les blessés de la vie, s'approcher de lui, se mettre en acte, le prendre en charge et le mettre en abri comme le Samaritain toujours à l'écoute du Saint-Esprit à l'exemple de Marie, modèle du disciple qui écoute, a-t-il ainsi conclu.
Vous saurez que la retraite était très profond, riche des témoignages de vie de la part du prédicateur. Comme le presbyterium de Bubanza grandit par la grâce de Dieu, signalons également que les prêtres ont été regroupés en trois équipes et la retraite va ainsi s'étendre sur trois semaines.

Abbé Romain NDIHOKUBWAYO, correspondant diocésain