CANKUZO : AUPRES DE L’HUMAIN EN SOUFFRANCE

CANKUZO : AUPRES DE L’HUMAIN EN SOUFFRANCE

 

En communion avec l’Eglise universelle, la paroisse de Cankuzo a célébré la 34ᵉ Journée Mondiale des Malades, traditionnellement commémorée le 11 février, en la mémoire de Notre-Dame de Lourdes. Pour des raisons pastorales, cette célébration s’est tenue le 15 février 2026 à l’Hôpital de Cankuzo, lieu privilégié où l’Eglise manifeste sa proximité maternelle envers ceux qui sont éprouvés par la souffrance. Le Curé de la Paroisse, Abbé Salvator Ngendabanyikwa a présidé l’Eucharistie du jour.

La foi en oeuvre

Cette journée a revêtu un caractère à la fois spirituel et pastoral, marqué par des gestes concrets de charité et par une intense communion dans la prière. Sous la coordination de la Caritas paroissiale, avec l’engagement du groupe Amis des malades, de la chorale Don de l’Esprit et de plusieurs fidèles animés d’un esprit de générosité, des vivres cuits et non cuits ont été distribués aux patients hospitalisés. Des savons ont également été remis afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de séjour.

Au total, plus de cent patients ont bénéficié de cette assistance matérielle et fraternelle en ce jour mémorable. Dans un élan de solidarité évangélique, certains malades, particulièrement démunis ont, en outre bénéficié de la prise en charge de leurs factures hospitalières. Par ces gestes de partage, la communauté paroissiale a rendu tangible la miséricorde du Christ, Bon Samaritain, qui se penche sur toute détresse humaine pour la relever et lui redonner espérance.

Comme le bon Samaritain

Dans son homélie, le Curé a rappelé que la Journée Mondiale des Malades a été instituée en 1992 par le Pape Saint Jean-Paul II, dans le but de sensibiliser le Peuple de Dieu à la pastorale de la santé et de soutenir tous ceux qui servent les malades avec dévouement.

S’appuyant sur le message du Pape Léon XIV pour cette 34èm édition, centré sur « la compassion du Bon Samaritain », le célébrant a mis en lumière trois exigences spirituelles : contempler le visage du Bon Samaritain comme icône de la miséricorde divine ; laisser naître en nous un cœur véritablement compatissant et reconnaître que la visite et l’assistance aux malades constituent une expression concrète et authentique du commandement de l’amour.

Quid du Sacrement des malades ?

Dans un second axe, l’homélie a porté sur la signification profonde du sacrement de l’Onction des malades. Le Curé a tenu à dissiper toute interprétation réductrice en soulignant que ce sacrement n’est pas réservé aux derniers instants de la vie, mais qu’il est offert aux fidèles éprouvés par la maladie ou affaiblis par l’âge. Par la prière de l’Eglise et l’onction sainte, le Seigneur accorde aux malades paix intérieure, réconfort et force spirituelle pour affronter l’épreuve avec foi. Cette grâce soutient également le personnel soignant, que Dieu éclaire et accompagne dans l’accomplissement de leur mission au service de la vie.

En conclusion, le Curé a exprimé des paroles de gratitude à l’endroit des médecins, des infirmiers et de l’ensemble du personnel de santé pour leur engagement généreux et leur dévouement quotidien. Il a également adressé une reconnaissance particulière à tous les bienfaiteurs dont la solidarité et la générosité ont permis la réalisation de cette œuvre de charité.

Tous appelés à consoler…

Dans le même élan, il a lancé un vibrant appel aux chrétiens de la paroisse à cultiver l’esprit évangélique de la visite aux malades, les invitant à aller les consoler, les soutenir moralement et, dans la mesure du possible, leur apporter une aide concrète. Il a souligné que ces gestes de miséricorde attirent d’abondantes grâces de Dieu, car servir le malade, c’est servir le Christ lui-même.

Par cette célébration, la paroisse de Cankuzo a renouvelé son engagement à faire rayonner, au cœur de la paroisse, la pastorale de la compassion et de l’espérance. En se tenant aux côtés des malades, l’Eglise rappelle que la souffrance n’est jamais un lieu d’abandon, mais un espace où la grâce de Dieu se manifeste avec une force particulière, à travers la foi, la prière et la charité fraternelle.

Abbé Jean Michel Fastique Katihabwa