CANKUZO : UN WEEK-END VOCATIONNEL QUI RECHAUFFE LES CŒURS ET ECLAIRE LES CHEMINS

CANKUZO : UN WEEK-END VOCATIONNEL QUI RECHAUFFE LES CŒURS ET ECLAIRE LES CHEMINS

 

 En prélude de la 63ᵉ Journée Mondiale des Vocations, célébrée ce quatrième dimanche de Pâques, la paroisse de Cankuzo s’est transformée en véritable école de discernement. Le temps d’un week-end, des centaines de jeunes ont été invités non seulement à réfléchir sur leur avenir, mais surtout à écouter cet appel intérieur qui peut changer toute une vie. La rencontre était animée essentiellement par le Curé de la Paroisse, Abbé Salvator Ngendabanyikwa.

La vocation : une réponse à un appel gratuit

Organisée à l’intention des membres du groupe vocationnel et ouverte à d’autres jeunes avides de sens, cette rencontre a rassemblé des témoins venus d’horizons variés : prêtre diocésain, religieuses et une famille chrétienne engagée. Tous portaient un même message : la vocation n’est pas une idée abstraite, mais une réponse concrète à un appel bien réel.

La jeunesse au service  de la mission

Dans son mot d’ouverture, le curé de la paroisse, l’Abbé Salvator NGENDABANYIKWA, a donné le ton. S’inspirant de l’appel du pape François, il a interpellé sans détour les jeunes présents : « Le monde n’a pas besoin de jeunes passifs, mais de jeunes engagés. » Dans un contexte où le Burundi compte une forte majorité de chrétiens, il a lancé un défi clair : transformer cette richesse en un engagement missionnaire incisif, vivant et courageux.

Dieu appelle toujours en premier

Le cœur de la formation a été marqué par l’enseignement de l’abbé aumônier des M.A.C et des G.A.P autour du thème : « Quand le oui de Dieu rencontre notre oui », à la lumière du récit de l’Annonciation. Avec pédagogie et profondeur, il a rappelé une vérité essentielle : Dieu appelle toujours en premier. Chaque vie porte en elle une mission unique, inscrite dès sa création. Mais, cet appel attend une réponse libre, personnelle, courageuse.

 A l’image de la Vierge Marie, modèle de disponibilité totale, les jeunes ont été invités à oser dire « oui ». Un « oui » qui engage, qui transforme, et qui donne sens à toute une existence. Dans cette démarche, l’importance de l’accompagnement spirituel a été soulignée, en prenant l’exemple du jeune Samuel, guidé par le prêtre Eli pour reconnaître la voix de Dieu au milieu du bruit du monde. Mais ce week-end n’a pas été seulement un temps d’enseignement. Il a été aussi un espace de témoignages concrets, incarnés, touchants.

A l’écoute des couples et des consacrés

Un moment particulièrement marquant fut celui du couple formé par Alfred MURENGERANTWARI et Capitoline NYABENDA. Avec simplicité et profondeur, ils ont partagé leur parcours de plus de 15 ans de vie conjugale, rappelant que le mariage est une vocation exigeante, bâtie sur trois piliers incontournables : l’amour, le pardon et la prière.

Les consacrées ont, elles aussi, profondément marqué les esprits. A travers leurs récits, c’est toute la beauté et la diversité de la vie consacrée qui s’est révélée.

La sœur Marie Angélique NININAHAZWE a présenté le charisme des Bene Bikira, enraciné dans l’imitation de la Vierge Marie, fait d’amour, de foi et d’obéissance.

La sœur Spes IRADUKIZA, Ursuline, a mis en lumière une mission tournée vers l’éducation, la santé et la pastorale carcérale, nourrie par la contemplation de l’amour de Dieu le père qui s'est manifesté dans le cœur sacré de Jésus-Christ.

Quant à la sœur Nasidia BUTOYI, elle a témoigné d’un engagement auprès des plus vulnérables, inspiré par les Béatitudes, notamment l’appel à la pauvreté du cœur.

Ces témoignages n’ont pas laissé les jeunes indifférents. Ils ont suscité des questions, éveillé des désirs, parfois même provoqué des remises en question profondes.

Le week-end s’est conclu dans un climat d’échange intense, où les jeunes, libres et interpellés, ont exprimé leurs préoccupations et leurs aspirations. Une chose est sûre : quelque chose a bougé dans les cœurs.

Avec plus de 400 participants, cette initiative témoigne d’un réel dynamisme pastoral. Elle trouvera son sommet dans la célébration de la solennité Jésus, le Bon Berger, prévue demain à 11h 00 dans la chapelle paroissiale, en communion avec l’Eglise universelle.

Bien plus qu’une simple activité, ce week-end vocationnel apparaît comme une semence. Une semence d’espérance, de courage et d’engagement… appelée à porter du fruit dans la vie de nombreux jeunes.

 Abbé Jean Michel Fastique KATIHABWA